BILBAO 23/08/2014 – PETARDO DE LA QUINTA

Bilbao sous un soleil radieux accueille un peu plus d’une demie entrée pour voir la corrida de la Quinta. L’intérêt provoqué par cet encaste va être déçu. Le lot dont trois exemplaires seront à deux mois d’avoir six ans (inclu sobrero) va briller par sa faiblesse, sa soseria ou son manque de charge.

Antonio Ferrera est opposé à un premier qui calamochea à mi hauteur dans la cape. Pique en arrière, rectifiée, à tête relevée. Le bicho retourne sans se faire prier pour un picotazo en arrière lui aussi. Les deux cornes sont escobilladas. Ferrera exécute un tiers de banderilles peu réuni mais applaudi. Brindis au public. Les premières embestidas sont freinées, le toro ayant tendance à se retourner rapidement sans humilier. Ferrera tente sur les deux cornes. Quelques muletazos font illusion à droite, mais le Matador abrège. Deux pinchazos et une demie delantera, caida. Plusieurs descabellos. Palmas au toro. Silence.
El Juli a tiré au sort un La Quinta qui suit la cape sans vraiment l’attaquer. Le toro supporte mal la première vara et trébuche en sortant. La seconde est un simulacre. Quite par chicuelinas de Fandiño. Brindis TV. Alors que Juli s’évertue à templer les premiers derechazos, le La Quinta s’affaisse. Les charges suivantes sont celles d’un invalide sans agressivité qui finit par se recoucher. Un matisaca dans le flanc en termine sous les sifflets. Pitos au toro. Silence.
Le troisième échu à Fandiño fait une sortie en piste boyante. Il se révèle faible et ne termine pas les attaques dans la cape. Piqué avec mesure il pousse sous la première mais pas sous la seconde pique. Brindis personnel. Face à la faiblesse la première série à droite est donnée avec précaution en reculant entre les passes. Les deux tandas suivantes sont tirées en ligne droite en donnant de la distance et plaisent au public. A gauche la charge est plus désordonnée mais Fandiño finit par la canaliser. Le retour à droite obtient l’assentiment du public par le lié et la longueur des derechazos. Adornos. Pinchazo et pinchazo hondo alors que sonne l’avis. Deux descabellos en terrains inversés. Palmas et salut.
Le cuarto negro bragado, giron, calcetero de belle présentation, n’a rien de la Quinta mais montre une propension à embestir par le bas, à droite, dans le cape de Ferrera qui en profite. Il est raisonnablement piqué sur ordre, en deux rencontres. La seconde paire avec recorte jambe touchée et réunion dans les cornes suivie d’une troisième paire au quiebro avec course poursuite npour arrêter la charge main tendue, mettent la plaza dans tous ses états. Ferrera profite de l’humiliation douce en plusieurs séries aux longues trajectoires à droite. À gauche la charge irrégulière fait baisser l’intensité. Le final de faena est décousu, le bicho n’acceptant plus d’humilier. Pinchazo et 3/4 de lame desprendida et tendida. Palmas au toro. Palmas et salut au tiers.
Le quinto de Juli est haut et ouvert de pointes. Il ne sert pas à la cape. Le bicho s’emploie sous la première pique et sort immédiatement de la seconde. L’embestida sosa n’est pas propice au succès. La tentative de faena du Juli finit par être sifflée. Pinchazo puis Julipie la lame résultant super tendida. Nouvelle tentative avec entière en arrière et atravesada. Sifflets au toro. Silence.
Le beau dernier sort en piste alors qu’un espontaneo est rattrapé par les policiers en piste. Le drame est évité de justesse, policiers compris. Le capoteo de Fandiño est templé et serré par delantales et demie. Faible, le toro supporte mal les piques. Mouchoir vert.
Le sobrero de la même ganaderia collabore moins à la cape. Il va au cheval al relance tête haute, puis pousse par le bas. La seconde pique est retirée rapidement. Fandiño à base de temple, tapado par la muleta, en donnant de la distance, arrive à lier des séries droitières que le public apprécie même si l’embestida ne procure pas beaucoup d’émotion. A gauche les naturelles sont supérieures, embraguetado Fandiño dans la première série. La suite va a menos avant retour à droite avec temple et aguante. Doblones genou plié. Plusieurs pinchazos sans que le toro n’humilie précède une demie lame tendida alors qu’un avis a sonné. Palmas en passant à l’infirmerie pour une blessure à la main.
Cette triste tarde de Toros se termine par une bronca sévère au Juli. Critiqué dans les tertulias on se demande ce qui aurait pu être fait par Juli avec des toros tant deslucidos, surtout si ce qu’on attend de lui est le toreo mécanique qu’il prodigue habituellement. René Philippe Arneodau.

 

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