BILBAO 24 août 2015 MALVARROSO DU PUERTO ET UNE OREILLE DEL ALAMO.

imageLa corrida du Puerto de San Lorenzo bien présentée a combattu avec faiblesse et irrégularité. Malvarroso n° 13 a quant à lui démontré classe et bravoure. Un tiers d’entrée par temps couvert.

Le Puerto d’ouverture se casse la patte arrière gauche au contact du cheval. Il est puntillé en piste et remplacé par un sobrero du Puerto fin, cornalon et cornivuelto. Abanto et faible, il prend la larga à genoux le long des planches et les véroniques de Morenito en trébuchant. Piqué avec modération, la première passe du quite d’Adame l’envoi au sol. Protestations. Brindis au public. A genoux au centre Morenito dessine des derechazos au bicho qui lutte pour tenir debout. La suite à droite manque d’émotion du à la faiblesse. Le toro se blesse la patte avant gauche. Morenito poursuit à gauche sans relief malgré l’embestida de qualité mais impuissante du toro. Il insiste à droite et avec adornos. Pinchazo puis demie lame en arrière et tendida. Sifflets au toro. Salut au tiers.
Le cuarto est un tio qui humilie mais qui a du mal à traverser les capotazos. Mal lidié et mal piqué, Il est andarin (marcheur). Alors qu’Adalid bataille à la brega, Luis Carlos Aranda salut pour sa prestation supérieure aux banderilles. Brindis au public. Morenito a du mal à prendre la mesure des charges par à coup du toro. Il tente sans grand résultat sur les deux cornes. Il essaye de baisser la main à gauche et obtient quelques passages qui lui permettent de connecter avec le public. Il pinche en prenant résolument la tangente, avant demie lame caida et atravesada. Salut au tiers.

Le premier d’Adame court plus qu’il n’embiste. Le Puerto montre des signes de faiblesse. Il est mal piqué. Quite minimaliste de Del Alamo. Brega laborieuse en banderilles comme l’est le début de faena d’Adame. Le Puerto tire des derrotes dans les droitières qu’Adame temple à partir de la deuxième série. Son trasteo est rythmé et la musique joue. A gauche c’est le Puerto qui a du mal à s’investir. La faena traine en longueur et va a menos, comme le toro qui abandonne le combat. Pinchazo et entière caida. Salut de l’Hidrocalido.
Adame reçoit le quinto à genoux le long des planches puis le fixe au centre par véroniques et demies. Piqué en arrière le toro combat par à coups. Del Alamo donne un quite par cordobinas et revolera auquel Adame réplique par zapopinas qui enchantent le conclave. Jarrocho et Alberto Zayas saluent pour leur bonne prestation aux banderilles. Brindis théâtral au public avec jet de montera. A distance Adame cite pour derechazos muleta et jambe de sortie en avant. Bien qu’appliqué il a du mal à templer et lier sur les deux cornes. Le toro calamochea, trébuche et se retourne court à l’occasion.. Adame essaye de reculer entre les passes. L’ensemble est brouillon. Entière de coté portée au pas de course. Silence.

Le troisième permet à Del Alamo de se mettre en valeur par véroniques et demies à la cape, ainsi que lors du quite par chicuelinas. Les deux piques mesurées sont portées en arrière. Le quite de Morenito par véroniques est désordonné. Bonne brega de Domingo Siro aux banderilles mettant en valeur le galop du Puerto. Brindis au public. Les premières attaques sont vives et profondes. Del Alamo en prend la mesure en deuxième partie de la deuxième série à droite. La suite est à l’avantage du Puerto qui embiste mieux que ne torée Del Alamo. Les muletazos sont liés et en ligne sur les deux cornes. Le torero connecte avec le public grâce aux adornos qui plaisent ici. Entière légèrement en arrière et tendida, portée avec conviction. Une oreille d’un excellent Malvarroso , numéro 13 qui en offrait deux.
Le dernier Puerto est applaudi pour son trapio imposant. Il jette les pattes en avant dans la cape et saute. Deux piques tempérées préservent le Puerto. Domingo Siro salut pour ses poses de banderilles engagées. Brindis personnel. Le toro veut se déplacer mais sautille ou trébuche par manque de force. Les séries sur les deux cornes sont entrecoupées et incomplètes. Demie lame horizontale, de coté et en arrière. Descabello. Silence. René Philippe Arneodau.

imageimageimage

Ce contenu a été publié dans Bilbao. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.