BILBAO 24/08/2013 Aguilar arrache une oreille d’un mastodonte immobile de Puerto de San Lorenzo et déception d’Adelaida Rodriguez.

La corrida d’Adelaida Rodriguez  fut présentée sous le niveau de Bilbao, sans force et manquant de race, développant certains défauts dont aucun n’était rédhibitoire.  Sur les gradins entre un tiers et une demi-assistance par temps de bruine.  Sont sortis en piste 9 toros.

Javier Castaño  emmène son premier adversaire au centre avec la cape.  Le toro est bien pris à la pique, il pousse et renverse la monture.  Bien piqué à la seconde rentre le toro est déjà éteint.  Aguilar intervient en quite par caliserina, gaoneras et revolera.  Grand spectacle de la cuadrilla en Banderilles dans un travail huilé et vaillant d’Adalid et Sanchez.  Le toro est faible et arrêté et Castaño ne parait en rien dans son assiette.  1/2 épée et deux descabellos.  Silence.  Avec son second Castaño est méfiant à la cape.  Le tiers de vara par Tito Sandoval est somptueux, avec  toreria, piquant en excellente position, donnant l’impression que le toro est brave sans que ce ne soit le cas.  Quite d’Aguilar par un rare quite par faroles et revolera.  De nouveau Adalid et Sanchez sont supérieurs, meilleurs encore qu’au premier bichoCastaño garde la montera et engage une faena distante, de peu de dominio, passant l’animal en ligne sur la corne droite en trois séries dans lesquelles la muleta est parfois touchée.   Lors de la tentative à gauche le toro se blesse.  Castaño abrège la faena mais pas la mise à mort laborieuse en passant par les boulevards et en jetant la muleta au sol.  Finalement une épée en arrière, tendida et desprendida ainsi qu’un descabello.

Aguilar est venu dans de bonnes dispositions.  Son premier est remplacé et il combat son second en premier.  Inédit au capote.  Mal piqué et honoré d’un quite d’Aguilar par chicuelinas et un “molinete” de recours  avec la cape.  Quite de Mora par gaoneras serrées et revolera.  Aguilar brinde au public.  Les deux premières séries à droite sont données en ligne.  La troisième est avec rythme et décision.  A gauche retour au toreo en ligne d’abord,  puis il lie et réveille le public.  La troisième série de la main gauche est de  meilleur critère.  La dernière série à droite avec molinete et derechazos liés met le public de son coté.  Des passes d’adorno précèdent une mauvaise épée perpendiculaire et basse qui est retirée.  La suivante est contraire et en arrière.  Descabello, palmas et saludos.  Trois toros sortent pour qu’Aguilar puisse exécuter son second trasteo.  Il s’agit d’un Puerto San Lorenzo, du même encaste qu’Adelaida pesant 676 Kg.  Il le passe à la cape sans réussir à le fixer.  Bien piqué, ce mastodonte pousse peu, il n’est pas brave.   Puis il est piqué en arrière.  Mora intervient en chicuelinas et media.  Brindis au public.  Aguilar tente d’abord de donner de la distance à l’adversaire.  Le toro va à tablas.  Aguilar le sort et l’entreprend à gauche dans une série hachée.  L’embestida est par le bas et douce, mais le toro est parado.  Les trois séries suivantes sur les deux cornes sont irrégulières.  On en ressort  quelques muletazos de qualité.  C’est en final par circulares et cambio de mano qu’Aguilar se met définitivement le public dans la poche.  Il rajoute des doblones por dentro.  L’épée en bonne place déclenche une pétition majoritaire.  Oreille et palmas au toro.

David Mora a aussi été présent mais avec moins de succès.  Lui aussi ne fixe pas son premier adversaire à la cape.  Mal piqué,  puis pas piqué, l’Adelaida révèle son manque de race en ignorant les capes.  Dans la première série Mora donne des passes  relâchées sans se soucier du calamocheo (tête mobile).   Le toro est faible et trébuche.  Mora donne quelques ayudados par le bas et peu d’autres choses valant la peine d’être relevées.   Il est long à l’épée pour enfin placer une entière desprendida, trasera, atravesada en perdant la muleta.  Avec le dernier de la corrida, Mora donne le seul capoteo initial de qualité de l’après-midi.  Veroniques en avançant, en anticipant les toques et en jouant des bras.  Le toro garde la tête haute et sort rapidement de la première pique basse.  La deuxième n’est pas meilleure.  Quite par véroniques de Mora qui ne sont pas de même niveau que les précédentes.  La faena  débute par ayudados par le haut.  Les séries suivantes sont un mélange de moyen et meilleur, surtout à gauche où l’embestida est de bonne qualité.  Un série à gauche dont les dernières sont données pieds joints est supérieure.  La faena devient un arrimon, le toro allant a menos.  Quelques muletazos en ligne et d’autres de  un en un,  muleta accrochée.  L’épée est basse avant deux descabellos.

Les toreros et banderilleros semblent avoir oubliés que lors du tiers de varas chacun doit être à sa place à la gauche du picador.  Il faut conserver les règles et traditions.

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