BILBAO 24/08/2014 – OREILLE EL CID ET DECEPTION DE VICTORINO

Un peu plus d’un tiers d’entrée pour voir la dernière de La Semana Grande à charge de Victorino Martin. Ce sera une prestation en demi teinte autant des Albaserradas que des Matadors. Seul le Cid obtiendra un trophée en reconnaissance de son relâchement et de ses efforts.

Le premier d’Urdiales a un comportement à la cape ne permettant pas de briller. Le toro s’emploie peu sous une première pique traserita. La seconde est pour la forme sans mise en suerte. Le bicho aplomado est attiré par les barrières. Brindis TV. La faena débute dans l’incertitude du aux embestidas irrégulières avec derrotes et coladas que la Maestro a du mal à canaliser. Quelques naturelles isolées apportent une signature personnelle. Coincé dans la querencia du toril Urdiales met un terme à ses efforts. Pinchazo et entière contraire. Sifflets au toro. Palmas et salut au tiers.

El Cid débute avec un exemplaire montado, fin et très armé auquel il sert des véroniques limpides et applaudies. Delantales pour mener au cheval. Le toro s’y emploie sous une pique traserita. Quite par delantales très a gusto et demie d’El Cid. Sans être spectaculaire la seconde pique est bonne de part et d’autre de la hampe. Quite par deux delantales et demie de Bolivar. Dans la muleta l’animal ne s’engage pas, sortant des muletazos soit la tête haute soit par le bas en se retournant vite. Le trasteo du Cid est méritoire. Le Victorino est menteur et El Cid réussit quelques muletazos sur les deux cornes. 1/2 lame tentida. Descabello. Palmas au toro. Ovacion et salut au tiers.

Le troisième toujours bien présenté, humilie museau dans le sable mais sans engagement, la cape de Bolivar se limitant à le mener au centre. Pique en arrière et de coté, le bicho restant immobile dans le peto. Le toro retourne avec allant et de loin pour une deuxième pique toujours trasera et s’immobilise à nouveau. Quite par delantales laborieux d’Urdiales. Raul Adrada salut justement en Banderilles. Brindis au public. Bolivar cite de la main gauche au centre et de loin. Le toro prend le dessus. A droite il n’arrive pas à trouver la distance et le rythme. Il opte pour une bagarre appréciée du public. Le bicho révolté ne laisse plus rien passer. La faena se termine à l’avantage du Victorino. Entière caida et tendida. Quelques palmas au toro. Silence.

Le cuarto superbe de présentation donne une rouste à un espontaneo inconscient qui tente de le passer avec un blouson. Le toro est mal piqué, d’abord de coté, puis en arrière. Urdiales débute en se replaçant entre chaque passe. A gauche, muleta armée, le Maestro est rapidement mis en difficulté. Le bicho est menteur des deux cotés. Macheteo por la cara à l’ancienne. Pinchazo et entière dans la croix d’effet rapide. Sifflets au toro. Palmas et salut au Tiers.

Le quinto permet un capoteo serré par delantales d’El Cid. Le Victorino s’élance de loin pour la seconde vara mais ne se grandit pas sous le peto. Quite de Bolivar par véroniques. Brindis TV. El Cid avec une confiance visible prend la gauche. Il cherche le bon rythme sur les deux cornes et le trouve surtout en deuxième partie de faena même si Le toro n’a pas un final de passe complet et en sort la tête haute. El Cid est relâché et confiant. Entière en bonne place. Oreille. Palmas au toro.

Le dernier est un tio superbe, abanto auquel Bolivar arrive finalement à donner des véroniques et demie dans les medios. Mal piqué le bicho perd en vivacité mais conserve une belle embestida. Brindis TV. Bolivar cherche longuement le temple pour confirmer les embestidas vues précédemment. Il y arrive dans quelques muletazos des deux cotés et plutôt en deuxième partie de faena à gauche, sans jamais vraiment se confier. La faena se prolonge plus que de besoin. Avis. Pinchazo hondo tendido. Metisaca en bajonazo. Palmas au toro. Silence.
L’Aste Nagusia 2014 se termine sans un no hay billetes et sans une salida a hombros d’un Matador de Toros à pied. Le Novillero Jose Garrido a fait forte impression dans son seul contre six et les Novillos d’El Parralejo aussi. René Philippe Arneodau.

 

Ce contenu a été publié dans Bilbao. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.