Bilbao 26/08/2012 Verdad de URDIALES 1 Oreille, BOLIVAR 1 oreille, Blessure CASTAÑO et émotion de Victorino.

Victorino Martin a lidié un lot déséquilibré en présentation avec deux Alimanias les 2 et 3, trois compliqués et encastados les 1, 4, 6 et un toro noble et toréable le 5.  Aucun n’a été brave. Malgré ce patchwork pas réellement flatteur, c’est Victorino qui remporte le premio de l’émotion.  Comme souvent la corrida de Victorino a été courte mais intense, torée par trois valientes qui ont fait honneur à leur profession dans de telles circonstances.  L’actuation en trois combats d’URDIALES (le cinq lidié en six pour CASTANO) a été d’un grand niveau de sincérité et d’engagement.  Il y avait un monde de différence entre les spectacles de ces derniers jours et ce qui a eu lieu en piste ce jour.

URDIALES ouvre le bal avec un toro serio, bajo, musculado, abierto et veleto de pitones.  Emotionnantes véroniques et media gagnant du terrain et chargeant la suerte.  Piqué fort et en arrière à la première rencontre tête haute, le toro sort blandeando.  La seconde pique est basse et courte.  Brindis au public. L’entame de faena est ferme, jambe fléchie, sortie par le haut sans obliger.  Le vent est gênant, le toro attaque fort et URDIALES aguante des coladas.  Le toro est tardo et URDIALES ne bronche pas et donne des passes logues et serrées.  Dans la quatrième série le bicho n’accepte pas le troisième muletazo.  URDIALES revient et avec une détermination sans faille le torero lui sert une deuxième partie de série.  Dans la série suivante à gauche, alors que le toro raccourci sa charge, URDIALES se croise avec l’ayuda pour donner des muletazos un par un, et lorsqu’il abandonne l’ayuda il est pris en voltereta.  Il revient à gauche et se paye un arrimon de verdad, de valiente.  Le toro est agarado al piso et URDIALES lui donne trois muletazos à droite énormes.  A ce stade une oreille est certaine.  Epée entière importante, légèrement trasera et tendida. Aviso.  Le triomphe est perdu en descabellos et puntilla manquée. Faena très importante d’URDIALES.

Son second Victorino est corniabierto moins sérieux.  Véronicas émouvantes jambe fléchie jusqu’au centre.  Le bicho mansea et ne s’emploie pas en varas.   Le toro est court et violent en banderillas.  Brindis personnel.  Prise de contact violente à la muleta.  A droite URDIALES se croise et tente des passes une à une et aguante les sustos.  La quatrième série à droite est de dominio et seriedad. Dans la série suivante il est volteado alors qu’il poursuivait avec les mêmes intentions.  La faena se termine par macheteo.  Une entière a ley desprendida.  Pétition d’oreille et vuelta.

Son troisième, quinto de la tarde, lidié en six, est très sérieux et cornalon qui ne se laisse pas toréer au capote. Le toro va sans entrega au cheval en 2 rencontres mal piqué.  Il est reservon en banderillas.  URDIALES entame la faena à droite, en ligne,  à toro violent.  Malgré son bon positionnement il se fait  toucher la muleta.   La troisième série est liée et de grande exposition.  Dans la série suivante à droite donnée en deux parties, URDIALES commet l’erreur d’ouvrir la porte, al hilo et le toro se colle.  Passage à gauche de grande exposition en trois séries, toréant de 3/4 chargeant la suerte, de mucha verdad,  comme il le fait toujours.   3/4 de lame donnée en deux temps, bien placée.  Oreja de peso.

Javier CASTANO n’a pas eu de chance.  Il touche une Alimania qui le met en danger dès le capote et manque de le clouer aux planche dans un moment de grande angoisse.  Le Victorino est fin, agile, vif, décomposé, et donne des derrotes.  Tito Sandoval est torero dans l’exécution du tiers de vara.  Bien cogido a la première pique le toro saute et met la tête à hauteur d’homme.  Bien citado et cogido à la deuxième rencontre (rectifiée en cours) Sandoval accompagne le toro malo aux tercios.   Adalid est l’auteur d’un tiers de banderilles de qualité.  Il salue avec son compañero.  Le toro est parado, puis quand CASTANO s’approche il attaque comme une fusée.  Le matador tente d’allonger ses charges rebrincadas et courtes.  Tout est une bagarre, génée aussi par le vent.  Mais CASTANO garde sa dignité à tout moment sans pouvoir rematar ses nombreux essais de séries à droite.  Alors qu’il tente à gauche il est pris tragiquement, se relève et porte 3/4  d’épée desprendida en entrant droit, d’effet rapide, après pinchazo.  Lorsqu’il aurait pu recueillir palmas CASTANO est déjà à l’infirmerie dont il ne ressortira pas.

BOLIVAR a touché le pire et le meilleur. Son premier est un toro fin avec le sérieux des Albaserradas.  Alors que le bicho se colle, se freine, est rebrincado, il le mène avec tranquilité au centre.  Le bicho va quatre fois au cheval sous les protestations du public qui empêchent une cinquième rencontre. Il ne s’y emploi pas et en sort sans avoir été  piqué.  Il est entero. Toute la faena est une guerre de tranchée, toro mentiroso, reservon, corto.  BOLIVAR tente dignement, sur les deux cornes, mais est sifflet injustement par un public incapable de jauger le danger en piste. Epée caida  portée avec sincérité après pinchazo.  Aplausos incompréhensibles au toro.  Pitos injustifiés à BOLIVAR.  Le deuxième victorino de BOLIVAR est le noble de la tarde.  Il n’a pas de trapio.  Le toro sort abanto et le matador lui donne deux largas cambiadas de rodillas le long des planches puis des véroniques rythmées.  Le bicho va au cheval au pas et ne s’emploie pas.  Il est faible et trébuche.  BOLIVAR habitué au bon et mauvais des Albaserradas, l’entame immédiatement dans des séries main basse, longues, douces, comme l’embestida du bicho.  La tentative à gauche en quatrième série baisse de ton.  Le retour à droite revient presque au niveau antérieur et malgré sa faiblesse le toro dure encore trois séries dont la dernière par doblones a gusto.  Entière entrant droit, résultant caida.  Oreille.

Tous les toros ont été applaudis à l’arrastre sauf le 2 qui a reçu Palmas et pitos. Certains ne le méritaient pas.  1/3 d’entrée.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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