BILBAO 26/08/2015 TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE ET OREILLE MANZANARES.

Presque le plein pour le premier cartel de figuras de la Aste Nagusia. Une tromperie d’abord quant au ganado car certains Juan Pedros avaient du volume mais pas de trapio. Ensuite parce qu’ils étaient faibles et sans étincelle. Enfin nos figuras on fait valoir les difficultés présentées par les toros soit pour se justifier comme Morante, soit pour valoriser leur effort bien vendu.

imageLe premier Juan Pedro est un Jabonero de belle prestance et armure. Les Véroniques de Ponce sont aériennes et détachées. La faiblesse du toro déclenche les protestations et les deux piques en arrière sont réduites au minimum. Le bicho passe avec ganas le tiers de banderilles dans un désordre peu compatible avec l’importance de la corrida. Face à la faiblesse du Juan Pedro toute la science de Ponce est mise en oeuvre pour éviter les genou flexions et donner l’impression d’une faena construite et structurée. L’émotion est au niveau zéro sur l’échelle de la tauromachie. Le bicho est docile et répond aux sollicitations. Le public finit par s’enflammer pour la faena venue du néant au lieu de venir du danger. Deux pinchazos en prenant le large et une demie basse. Descabellos. Sifflets au toro et salut avec division.
Le cuarto est un bel exemplaire, peu féroce de cornes, abanto, dont le galop montre les limites physiques. Inédit à la cape il est mal piqué, sans exagération, ce qui ne l’empêche pas de fléchir sous les protestations y compris pendant la tentative de quite de Ponce. La muleta douce et à mi hauteur n’y fait rien cette fois-ci. Pinchazo et entière basse. Sifflets au toro. Sifflets.

imageMorante reçoit un JPD terciado avec beaucoup de précaution. Piqué en arrière le bicho arrive à froisser le caparaçon par deux fois. El Lili est accroché lors de la troisième paire. Morante débute comme d’habitude avec des passes de prueba. À gauche il est décontenancé par les amagos du toro qui gratte le sol et à droite il chasse les mouches. Tout se passe comme si le JPD était une alimaña. Déroute à l’épée. Sifflets.
Le quinto est massif et bovin, corniapretado. Sa faiblesse est notable des les premiers lances. Les deux piques accentuent les symptômes. Morante a la tête de resaca. Les sifflets accompagnent les gestes contraints . Entrées à l’épée à la Curro sous la bronca. Descabello. Bronca.

imageLe troisième est haut et lourd mais aussi un peu bovin de trapio. Manzanares le passe dans des véroniques esthétiques en positionnant la jambe arrière en dernier. Il fait préserver le bicho au cheval en deux rencontres. Curro Javier et Luis Blazquez saluent pour leurs banderilles. Manzanares fait de longs essais à droite avant de se mettre au rythme du JP qui avance au ralenti. Beaucoup d’esthétisme et peu de contenu accompagné de la musique. A gauche rien de plus. Pinchazo et demie lame. Sifflets au toro, Silence.
Le dernier Juan Pedro est lavado de cara sans le trapio des lieux. Il fléchit dans les véroniques de Manzanares. Peu piqué il continue à trotter. A droite un désarmé repousse le moment où Manzanares recueille l’assentiment du public prêt à s’enflammer pour le moindre cadeau. Musique. Droite et gauche ont l’effet souhaité sans forcer. Tout est aérien et superficiel. Le public exulte. Une entière trasera et caida, portée à la Usain Bolt déclenche le délire. Oreille. René Philippe Arneodau.

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