Joli Tentadero à Talavera de la Reina

Prendre la route de Talavera de la Reina, en ce matin de ciel bleu et soleil de printemps précoce, fut pour beaucoup d’aficionados madrilène et d’ailleurs – n’est-ce pas Ivan et Mary – l’occasion d’inaugurer la saison taurine pour assister à un tentadero bénéfique dont les acteurs principaux étaient Paco Ojeda, Victor Mendes, Juan Mora et José Miguel Arroyo « Joselito » associés à des élèves des écoles taurines de Toledo, Salamanca et Madrid. Les becerras  étaient cédées par la Dehesa de Valhondillo et Piedra Escrita, d’origine Domecq.

DSC_2445La torería de Juan Mora illuminait, si besoin était, la matinée d’un toreo vertical, de main basse, où prédominaient les naturelles templées, les  adornos, et un trincherazo énorme. Alejandro Mora, n’était pas en reste, des passes longues des deux mains complétaient l’oeuvre de son oncle à une becerra, juste de force mais subjuguée par la douceur du trasteo familial.

« Joselito » montrait, si besoin était, une maîtrise tant à la cape qu’à la muleta devant une becerra qui demandait plus d’attention dans des charges réticentes. Son élève, Ángel Téllez, de l’Ecole « Marcial Lalanda » de Madrid, après quelques hésitations, ne déméritait pas et développait, à la fin, son toreo vertical et reposé.

Paco Ojeda, à court de forme physique, et Victor Mendés précautionneux, recevaient des applaudissements respectueux. Quant aux jeunes Rafael González et Aaron Rodríguez, tous deux de l’Ecole de Toledo, plus centrés que leurs aînés, montraient de belles manières devant des becerras qu’il fallait intéresser à la muleta.

Les arènes de Talavera, de nom « La Caprichosa », enregistraient une grande entrée d’un public qui célébrait par des ovations nourries chacun des acteurs, les vétérans et les jeunes promesses, de ce tentadero solidaire pour les oeuvres de Cáritas et de l’Asociación Española Contra el Cáncer. En ouverture du paseo, des élèves des écoles taurines, sur une banderole, revendiquaient leur « droit à rêver et à décider »

Restera dans la rétine des aficionados la simplicité et somptuosité de la prestation de Juan Mora qui, il faut l’espérer, pourra nous émerveiller à nouveau cette année s’il daigne répondre aux sollicitations des empresas qui dorénavant se feront, sans nul doute, pressantes.

Georges Marcillac

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