Verónica

C’est la passe fondamentale du toreo de cape. Elle s’exécute indistinctement du côté droit ou gauche.  La main de sortie est dirigée dans la direction souhaitée pour donner la sortie au toro.  L’autre main étant au plus près du corps du torero.   La passe peut s’exécuter soit en avançant la jambe de sortie, en «chargeant la suerte», soit pieds joints (à ne pas confondre avec le delantal).  La véronique consiste à déployer la cape et à embarquer le toro dans un mouvement latéral pour le conduire avec mesure et temple selon les recours techniques ou dons artistiques du torero. Cette passe est attribuée à Joaquín Rodríguez «Costillares» (1748-1800) qui, en réalité, en a fixé les règles ou perfectionné son exécution comme successivement l’ont fait José Delgado «Pepe Hillo» (1754-1801), Francisco Montés «Paquiro» (1805-1851) et plus tard Rafael Guerra «Guerrita» (1862-1941).

On distinguera diverses interprétations de la véronique :

  • La verónica classique.

    

  • La verónica rodilla en tierra avec la jambe de sortie fléchie.
  • La veronica rodillas en tierra avec les deux genoux en terre.

    

  • La  verónica a pies juntos ou véronique pieds joints.  La différence de cette dernière avec le delantal provient de la position de la main de sortie qui dans la véronique est ouverte paume vers le haut ou vers l’extérieur afin de bouger le bras et accompagner la charge , alors que dans le delantal la paume des mains est orientée vers le bas ou vers l’intérieur pour faire pivoter la cape autour du torero dans un geste tel,  la cape collée au corps, donnant à celle-ci l’apparence d’un tablier (delantal ou mandil)

   

  • la media verónica, ou demi-véronique, qui s’exécute comme remate  d’une série, les mains se rejoignant derrière ou sur le côté du corps du torero dans un geste ayant pour but de terminer une série et d’arrêter la charge du toro.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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