Madrid 02 Octobre 2016 Un brave Adolfo Martin et poco más.

MadridLa corrida d’Adolfo Martin fait partie de ces quelques ganaderías qui sont toujours très attendues. Ceci ne veut pas dire que le résultat soit garanti. Le résultat du jour fut mitigé. Le premier Adolfo a donné des signes clairs de bravoure qui se sont estompés durant la faena sauf à penser que Rafael Rubio “Rafaelillo” se soit trompé sur la technique à employer. Trois-quart de plaza pour voir la dernière de la Feria de Otoño.

Le premier exemplaire est harmonieux sans excès dans ses caractéristiques. “Rafaelillo” le passe avec aisance dans des véroniques qui pour la plupart sont données avec la jambe arrière se posant en dernier. Le première pique est parfaitement située, “carioquée”, et forte. Le toro part de loin pour la seconde moins bien placée, donnée alors que le picador lutte pour ne pas tomber de la selle. La troisième, qui devait mettre en valeur la bravoure de l’adolfo, est bâclée. Brindis au public. Début de faena en allongeant les passes sur jambe pliée et par le haut. Le toro est prompt à répondre. Il embiste d’abord long puis de plus en plus court. “Rafaelillo” enroule à mi hauteur pour essayer d’allonger les charges au lieu de donner de la distance. En voulant toréer en rond  il provoque cependant le raccourcissement des embestidas et se retrouve sur la défensive. À gauche le toro vient au pas en attendant le toque entre chaque passe. “Rafaelillo” torée alors de face, à gauche, passes une à une et revient aux passes profilées sous les critiques des tendidos. Entière desprendida, trasera et tendida. Descabello pour un toro qui promettait mais qui n’a pas été mis en valeur. Palmas au toro et division pour le torero avec salut.
Le quatrième Adolfo est un tío que “Rafaelillo” reçoit par farol de rodillas le long des planches avant que le toro ne montre des propensions à vouloir sauter les barrières. Au cheval, il combat sur une corne , la gauche, sous une pique forte et en arrière sous laquelle l’Adolfo s’emploie. La seconde est un simulacre. Avec un palillo aussi long que l’ayuda “Rafaelillo” torée à gauche après tanteo. Le toro l’avertit et montre aussi des signes de faiblesse. En insistant il finit par tirer une série applaudie. À droite les mises en demeure du toro sont “aguantées” par “Rafaelillo” qui insiste sans grand succès. Pinchazo avant une entière dans la croix très applaudie. Quelques sifflets au toro et salut aux medios.

Le second Adolfo est veleto, cornivuelto et apretado. Il est probón et andarín dans la cape et ne permet pas à Manuel Jesús “El Cid” de briller. Le tercio de varas est réalisé avec grande mesure car l’animal montre déjà la limite de ses forces. Quite de “Morenito de Aranda” qui révèle surtout que le toro est désintéressé et distrait. “El Cid” débute la faena par tanteo. À droite l’animal fléchit. “El Cid” le sort aux medios où il poursuit à droite dans une série courte et liée sans obliger. Dans la suivante, qui est également courte, ressortent un derechazo profond et le pase de pecho de la main gauche. Dans la suivante le torero de Salteras s’impose physiquement plus qu’esthétiquement. À gauche l’animal se retourne violemment et ne s’emploie pas . “El Cid” insiste pour un résultat mitigé. Le final de faena est marqué par le désir du toro d’abandonner le combat. Entière atravesada. Salut au tiers.
img_0709Le cinquième, le plus léger du lot est aussi le plus armé, légèrement zurdo. Il est applaudi. À la cape “El Cid” ne réalise que deux bonnes véroniques et la demie. Au cheval le toro part de loin pour deux rencontres dans lesquelles son ardeur est limitée. Brindis au public. Au centre “El Cid” appelle pour des derechazos de belle facture liés malgré le fléchissement final du toro dans les remates. Le bicho est suave et noble. Le torero de Salteras en profite en plusieurs séries à droite. À gauche le bicho avance au pas, à la mexicaine, sans terminer complètement les embestidas. De loin le toro semble répondre avec plus de longueur mais le torero choisi les terrains rapprochés. Pinchazo et trois-quart de lame caída et atravesada avec un avis. Descabello. Quelques applaudissements au toro. Salut au tiers.img_0710

Le troisième est léger, très ouvert de cornes et faible. “Morenito de Aranda” s’efforce de le passer à la cape pied joints et avec douceur. Le toro accuse le coup sous deux piques sans appuyer et en arrière. Le bicho passe bien et long dans les premiers muletazos de tanteo par le haut. La faena ne décolle jamais car l’Adolfo fléchit lorsque la muleta lui est offerte. Morenito donne des passes une par une sans éclat sur les deux cornes jusqu’à impatienter le public. Pinchazo et pinchazo hondo. Sifflets au toro.
Le dernier toro de la Feria de l’ère Taurodelta est de belle présentation. Il est abanto et cherche à sauter. Morenito marche avec lui aux medios en templant chaque capotazo. Le bicho s’emploie sans classe sous deux piques en arrière et fortes. Aux banderilles le toro est toujours abanto. Morenito mène le toro aux medios où il dessine des derechazos enchainés, l’animal sortant tête relevée et touchant la muleta. Le torero réitère en plein centre avec les mêmes conséquences. Le toro se raja et abandonne peu à peu les hostilités malgré les tentatives infructueuses de Morenito sur les deux cornes. Deux pinchazos  profonds et entière basse et tendida. Silence.

René Philippe Arneodau.

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