Madrid 04/10/2012 Triste début de Feria de Otoño

La novillada des Frères Lozanos a confirmé la mauvaise passe que connait la ganadería d’ Alcurrucen.  Cette Novillada était un mix d’El Cortijillo et d’Alcurrucen qui s’est avéré homogène dans le mauvais comportement.  Un manque de race, un excès de mansedumbre, un manque de classe dans l’attaque, peu d’humiliation, des fuites, des charges brusques tête relevée, rien qui ne soit propice au triomphe.  Cependant, nous avons tous le souvenir de tels toros qui ne promettaient rien mais avec lesquels des toreros décidés ont triomphés en mettent dans la balance ce que n’avaient pas leurs adversaires.  Ce ne fut pas le cas aujourd’hui.   Si les trois Novilleros du jour, auréolés de succès antérieurs, ont montré, par moments, des velléités et du désir, ces signes n’ont pas été poussés suffisamment loin pour allumer la mèche qui aurait fait  monter l’ambiance dans les tendidos.

Inutile de dessiner une chronique traditionnelle dans ces circonstances.  Essayons de proposer un autre format.  Donc, ces novillos inégalement présentés, ont eu comme caractéristique commune de se montrer désintéressés, passant la plupart du temps la tête à mi hauteur, avec des charges qui ne se terminent pas, tirant des derrotes à mi chemin et sortant la tête relevée laissant les novilleros descolocados. Tous ont été mansos mais nobles.

Face à cela, GOMEZ EL PILAR est allé deux fois à Puerta Gayola pour donner des largas cambiandas à genoux.  Mais la volonté ne fait pas tout.  Et lorsqu’il veut toucher le public, il essaye d’embarquer et de lier fuera de cacho laissant la muleta sur la tête .  Que neni !  Le contraire de ce que nécessitait la situation.  Le reste du temps il tâtonne sans idée ni recours, torée en ligne et oublie que l’émotion vient du placement (colocacion), de l’aguante et de la domination qu’on exerce sur l’animal  sans qu’il soit nécessaire de dessiner des passes bonitas.

LUIS GERPE est passé inaperçu, forçant le trait, sans idée, même perdu dans sa bulle lorsqu’il dessine un adorno a toro totalement arrêté et qu’il ose prendre le public à témoin de ce geste dénué de sens.

Des trois Novilleros GONZALO CABALLERO est le seul qui par moments a fleurté avec l’attitude qui était nécessaire.  Il est vrai que techniquement il est très limité.  Mais en l’occurrence cela aurait du jouer en sa faveur car il domine les principes de base cités plus haut.  Il s’est toujours croisé, a aguanté, s’est passé les novillos près, Par contre il lui manquait une vision d’ensemble, et ce qu’il fit, il paraissait le faire plus part dépit que par intention.  Il lui a manqué la conviction de celui qui sait pourquoi il fait ce qu’il fait en sachant où il veut aller.

SIX silences SIX pour trois Novilleros triomphateurs. J’ai en mémoire une corrida dans laquelle PADILLA avait triomphé en ARLES il y a un certain nombre d’années. Je crois qu’il s’agissait d’une corrida d’ Iban (sous réserve).  Face à un toro aussi mauvais que ceux d’aujourd’hui il avait été d’une sincérité et d’un engagement qui lui valurent un succès important.  La tauromachie se dégonfle.  Vite !!!  Il faut insuffler de la sauvagerie et du désir pur et simple de toréer.

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