MADRID 04/10/2014 ABELLAN SIX TOROS POUR DEUX SALUTS

Alors que la plupart des Arènes offrent des Puertas grandes A Gogo, Madrid reste la référence. Même avec six toros choisis Miguel Abellan s’est “estrellado” en ce seul contre six qui était pourtant une occasion de relancer sa carrière. Le public a été dans sa majorité du coté du torero toute la tarde. Le lot du Puerto et de La Ventana était bien présenté mais a manqué de fond et de classe.

La corrida débute avec un La Ventana del Puerto trapu, corniapretado de belle présentation. La cape d’Abellan se limite à de la brega. Pique moderne, légère, sans pousser. Quite par delantales et demie. La seconde est entamée en carioca et le bicho en sort fébrile. Le toro bouge en début de faena et Abellan plie les genoux pour le passer par le bas. Le début par derechazos est quelque peu accéléré. Le toro a besoin de toques doux et il saute à la moindre brusquerie. A gauche Abellan fini par lier toujours avec un peu de rapidité . A sa défense on voit bien dans les derechazos qui suivent que le bicho a tendance à ne pas sortir complètement des passes et à se retourner rapidement. Final par naturelles de face une par une limpides. Entière très légèrement tendida. Avis. Pétition d’oreille. Palmas et salut au tiers.

Le second Puerto de San Lorenzo est plus fin et plus armé. Abellan tarde à le fixer pour des véroniques aisées et une demie esthétique. La première pique est purement formelle le toro s’affalant sous le cheval. Quite par deux chicuelinas et serpentina. La seconde pique est à peine plus appuyée. Le tanteo de début de faena est incertain. Au centre Abellan cite pour des derechazos incomplets, manquant de final aux torts partagés. A gauche il est désarmé, puis torée sur le voyage. Quatre Pinchazos et 3/4 de lame atravesada. Descabello. Silence.

Le troisi?me Puerto est lourd, brocho et très légèrement cornivuelto. Il humilie profondément mais avec brusquerie dans ce qui s’avère être une brega de cape d’Abellan. Le toro va au toril avec insistance, là où il sera piqué non sans que le picador ait perdu pied et soit tombé au sol par sa propre faute. Après les banderilles Abellan sort avec la cape pour donner un quite essentiellement par chicuelinas et revolera. Brindis au public. Début de faena par le haut et par le bas. Puis la moyonaise prend et Abellan profite de cette embestida devinée dans les capotazos. Il exprime pleinement à droite son toreo ferme et con aguante. Ensuite il va au centre et cite de loin pour refaire la même chose en laissant la muleta devant et sous le museau. Avec la gauche même recette qui n’est pas du goût de tous, dans une série tronquée. Suit un circular enchainé avec cambio de mano et un toreo par le bas. Final varié à gauche de face puis par le bas. Une série de pinchazos gâchent la fête qui s’annonçait. Avis. Entière trasera. Palmas au toro et palmas et salut au tiers.

La seconde moitié de la Corrida voit sortir un Puerto suspicieux et pensif. Domingo Siro le pare sur ordre. Le toro est un manso qui refuse longuement l’épreuve du cheval avant de se laisser piquer laborieusement. Le toro souffre d’une boiterie de la pate avant gauche qui s’accentue en début de faena. Il n’attaque pas la muleta et Abellan décide d’abréger. Pinchazo hondo et deux descabellos. Silence.

Le Puerto quinto fait la même sortie que son frère antérieur. Il reste inédit à la cape. Suit un désordre pour mettre le toro au cheval. Il s’y défend par coups de tête. La tentative de quite d’Abellan se solde par un désarmé avant une deuxième pique courte. Quite du sobresaliente Pepe Luis Gallego qui se solde par une chicuelina et une revolera dans la douleur. Grand quite de José Antonio Prestel a son compañero José Maria Tejero en très mauvaise posture en Banderilles. Abellan aguante le calamocheo dans la première série à droite guidée par le pico et laissant la muleta devant. Ensuite la muleta est touchée el le rythme se rompt. Il faut dire que le calamocheo ne cesse de gêner ainsi que la charge sans sortir de la muleta. A gauche le Puerto se comporte de la même manière. Entière très légèrement trasera. Silence.

Le dernier Ventana del Puerto est aleonado, brusque, violent et de charge courte Abellan le mène au centre avec tranquillité. Le désordre règne pendant le tiers de pique que le bicho prend comme il embiste, à savoir sans classe. Le début de faena va a mas entre la série à droite et la seconde série à gauche. Abellan poursuit donc à gauche mais tout semble s’accélérer malgré quelques naturelles main basse. La suite est un désordre qui explique le retour à droite sans succès. Entière en bonne place.
Le public de Madrid offre une ovacion de despedida à Abellan. René Philippe Arneodau.

 

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