Madrid 05/06/2015 Fracaso de Victorino et Bronca finale pour El Cid.

imageTous ceux qui suivent de près le temporada savaient qu’El Cid venait à Madrid dans un mauvais moment et que les probabilités de le voir triompher étaient limitées. Ce sont les Victorinos qui lui ont donné son alibi alors qu’il recevait silences, sifflets et bronca. Les Victorinos comme les Adolfos ont fracassé. Seul le premier aurait pu permettre à un torero décidé de réaliser une faena plus élaborée que celle reçue. Le fait qu’il soit sorti en premier n’a pas aidé non plus.

Le premier Victorino est de belle présentation mais jette les pattes avant dans la cape de manière excessive. Il s’emploie a menos sous une pique en arrière et caida. Juan Bernal arrive à mettre la pique dans le haut de la cuisse droite en étant déséquilibré vers l’avant. Brindis personnel. Le toro bouge avec alegria dans les premiers muletazos de tanteo terminés par le bas avec. entre autre, un desprecio. Dans les premières séries droitières le bicho a une charge saccadée et la muleta est touchée. À gauche El Cid se met dans le sitio et tire des naturelles respectables sans être limpias. À droite il tente un bref arrimon a toro parado. Metisaca laid dans l’épaule qui suffit à entrainer la mort. Silence.

Le second Victorino est moins rematado et ne passe pas complètement dans la cape. Sous la pique il se défend de la tête. Avec la cape devant lui, il ne montre aucune agressivité. Dans la seconde pique les deux protagonistes sont aussi médiocres l’un que l’autre. El Cid va au centre pour citer muleta dans la main droite. Le toro n’humilie pas et met le piton sur le poitrail du torero. À gauche Cid se croise mais le toro toujours tête relevée ne passe pas complètement. Le Cid danse avec le Victorino. 3/4 de lame trasera et tendida. Pitos au toro. Silence.

Le tercero est de belle présentation, sérieusement armé. Il est rebrincado dans la cape sur la corne gauche et passe sur la droite. El Cid torée sans se laisser impressionner. Après avoir pris un refilon coté toril le toro subit une pique dans la contre querencia. Le troisième passage est le meilleur pour le cavalier et le toro sans qu’il soit nécessaire, toutefois, d’insister sur les adjectifs. Brindis au public. Au centre Cid cite pour des derechazos sosos tant la charge est sans agressivité et les muletazos sur la défensive. À gauche, dans les cornes , Cid allonge sans lier. La soseria culmine dans le final une fois à droite et une fois à gauche. Pinchazo et entière basse et tendida. Pitos au toro. Silence.

Le cuarto est haut sur pattes et fin de type. Il flanche du train arrière dans les capotazos du Cid qui finissent par le mener aux medios. Le toro pousse la tête à mi hauteur sous une pique rectifiée d’avant en arrière. Dans la seconde rencontre le toro pousse mieux que ne pique “Espartaco”. Le tiers de banderilles d’Alcalareño et David Saugar Pirri est une capea car le toro est sur la réserve. Le président change le tiers avec trois banderilles sur le lomo du toro, alors que Pirri passe à l’infirmerie pour une blessure à l’aisselle. Le toro escrime dans la muleta et se retourne court. Entière dans la croix légèrement tendida. Deux descabellos. Sifflets au toro. Silence.

Le quinto est un bel exemplaire. Il se retourne sur place à droite et passe à gauche dans la cape appliquée du Cid. Le bicho n’insiste pas sous le fer en trois rencontres dont il sort seul et rapidement. Nouvelle capea en banderilles le Victorino attendant sa proie. Toreo sur les jambes du Cid pour commencer. Tentative à droite en état d’alerte. Abandon avec un geste de dégout sans avoir pris la gauche. Demie lame en arrière. Descabellos. Sifflets au toro et au Cid.

Le dernier de la tarde est fin et cornalon. Il saute dans la cape que le Cid manipule le mieux qu’il peut compte tenu des circonstances. Lui et sa cuadrilla laissent le toro s’échapper pour aller se faire piquer dans la querencia. Tito Sandoval brille lors de la seconde pique citée de loin. Tanteo dans lequel le toro se retourne à hauteur d’homme. Ceci se confirme dans les tentatives sur les deux cornes. Pinchazo hondo trasero. Descabello. Sifflets au Victorino.

Bronca et jets de coussins pour la sortie d’El Cid. René Philippe Arneodau.

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