Madrid 13 Mai 2016. Confirmation Grande de Roca Rey et Talavante Important.

imageLa corrida de Nuñez del Cuvillo n’a pas été lidiée complète. Deux toros du Conde de Mayalde sont venus compléter la course. Roca Rey confirmait son alternative et il a également confirmé ses grandes dispositions en coupant les 2 oreilles du 6°. Le meilleur du jour est à mettre au crédit de Talavante qui s’est imposé face à son second adversaire avec une sacré dose de courage, de volonté et de technique face au danger palpable. Castella a connu une mauvaise journée tout en restant digne. Les Cuvillos ont déçu et les Mayaldes ont été au niveau des attentes, c’est à dire pas bons.

imageRoca Rey confirme avec “Tortolito” de Cuvillo n° 186 né en 12/11 pesant 537 kg des mains de Castella en présence de Talavante. Ce premier est à la fois distrait, faible et pousse sur les pattes arrières lorsqu’il embiste. Les capotazos de recibo sont de fait désordonnés et volontaires tout à la fois. Les deux piques sont données et prises al relance. Le quite par chicuelinas et demie véronique de Castella et celui en réponse de Roca Rey par saltilleras et gaoneras, annoncent une pelea de gallos. Le bicho semble aller a más durant la lidia. Cérémonie de confirmation d’alternative et brindis au Roi Juan Carlos. Deux péndulos au centre enchainés avec des muletazos des deux mains n’enflamment pas les tendidos. Dans les derechazos le toro répète avec vivacité mais l’émotion n’est pas là. Le rythme baisse dans la séries suivante, la muleta est aussi accrochée par moments. À gauche il en va de même alors que la soseria s’installe. Rey tente des fioritures peu prisées à Madrid. Final par bernardinas. Entière desprendida et légèrement atravesada. Avis. Sifflets au toro. Salut dans la division.
Il revient à Roca Rey de clôturer la corrida avec un Conde de Mayalde veleto. Ce bicho ne s’implique pas dans la cape tranquille du matador. Le Mayalde est peu et mal piqué. Son comportement est distrait. Roca Rey dessine des gaoneras valeureuses au centre du ruedo. L’animal relève la tête dans tous les capotazos de la lidia. Il est entier lorsque Rey brinde au public. Il met le feu en passant à la limite du possible le bicho par devant et dans le dos en début de faena. Les derechazos sont quelque peu mécaniques car le toro ne s’implique pas réellement. A gauche Rey aguante derrotes, parones et miradas et s’impose dans un travail imparfait mais intense. Il revient à droite et torée cet adversaire comme s’il était bon, sans se poser de question avec des détails en arrucina et cambios dans le dos. Entière en se laissant soulever. 2 Oreilles demandées généreusement par les tendidos.

Le premier de Sébastien  Castella est protesté. L’animal est distrait et Castella tente des delantales en poursuivant le bicho, le tout un peu accéléré. Piqué en arrière le toro pousse plus lors de la première des deux rencontres. Les véroniques templées de Talavante sont prometteuses. Cérémonie de restitution des trastos. Brindis au Roi Juan Carlos. Castella débute la faena coté soleil par estatuarios au niveau de la seconde ligne. L’engagement et les remates par le bas, en desprecio, déclenchent les olés de Las Ventas. Les premiers derechazos sont longs, profonds et dominateurs. Cependant le toro et l’intensité vont a menos rapidement. A gauche le toreo en ligne et marginal n’est pas au goût du public. Le retour à droite divise encore plus les opinions. L’arrimón de recours finit de fâcher les tendidos. Avis. Entière desprendida. Silence.
Le cuarto est un Conde de Mayalde avec lequel Castella ne s’entend pas à la cape, le vent aidant. À la première puya le toro fait le tour du cheval en manso et rompt la pique. Il tente de faire de même à la seconde mais finit par pousser alors que le Matador ordonne de lever la vara. Le tanteo de début de faena est incertain. À droite Castella se repositionne entre les passes. Quand il tient son terrain c’est le bicho qui s’arrête. A gauche le toro n’humilie pas, le travail est donc sans relief. Castella essaye, sans succès, de tirer quelque chose en fin de faena. Plusieurs pinchazos, un avis et une quasi entière en arrière mettent fin à ce moment difficile. Sifflets au toro.

Le premier de Talavante freine et se retourne vite ne permettant pas de toreo de cape. Le bicho montre des signes de fébrilité et est épargné au cheval sous les protestations du T7. Hay que picar !!!! Talavante débute la faena aux medios en passant la muleta à gauche après le premier muletazo. Les naturelles sont templées, main basse, un peu accélérées. À droite les fléchissements du bicho et le vent tronquent les intentions. Lorsqu’il reprend la gauche le bicho a rendu les armes. Deux pinchazos et une demie lame trasera et tendida. Sifflets au toro. Silence.
imageLe quinto et dernier Cuvillo est un tio jabonero qui ne s’implique en rien au capote. L’animal va au cheval sans bravoure et met en danger Juan José Trujillo en sortie de la première vara. Quite varié par tafalleras de Rey. Talavante est désarmé sur le premier muletazo. Dans le tanteo par le bas et par le haut la muleta est accrochée et le bicho confirme son caractère incertain. Alors que le Matador dessine des naturelles engagées le bicho le désarme par un derrote violent. Le Nunez humilie quand il vient de loin. Mais en terrain rapproché il est violent. A droite ce ne sont que des hachazos. Alors le Maestro revient à gauche et arrache des naturelles au toro ainsi que des olés au public dans deux séries très engagées, démontrant qu’il a gagné la partie. Entière imparfaite mais portée avec engagement. Oreille de poids. Sifflets au toro.

René Philippe Arneodau.

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