MADRID 13/05/2012 Valdefresno, Tendero, Del Alamo: Un patchwork en détails prometteurs.

Le plus surprenant de la corrida de ce jour est le fait que la plaza la plus importante du monde, qui commence à organiser sa feria des mois à l’avance avec la visite au campo de veedores, n’ait pas été capable de présenter un lot complet au goût de Madrid.  La corrida de Vellosino prévue a été transformée en un patchwork de 4 Valdefresnos et 2 Vellosinos.  Malgré ce manque d’efficacité dans l’organisation, il y eut des détails prometteurs à charge de deux Valdefresnos , ainsi que de TENDERO et surtout Del ALAMO.  Les arènes étaient remplies.

Le premier Valdefresno est serio, veleto, corniabierto.  TEJELA ne brille pas en véroniques, le toro sortant de la passe en tirant un derrote.  Dans la première pique le Valdefresno se bat en brave et pousse.  Il reste longtemps sous le cheval et en sort affecté.  Il baisse d’intensité.  Il évite la deuxième rencontre et lorsqu’il y va, il n’arrive pas à se battre.  En Banderilles le burel donne l’impression de venir arriba.  La cuadrilla en difficulté donne trop de capotazos.  Après un brindis personnel, TEJELA va dessiner une faena en ligne allant a menos, laissant la sensation qu’il ne profite pas des qualités du toro.  ½ épée desprendida et tendida puis descabello.  Silence.  Son second est un Vellosino lourd, long et haut.  Distrait, le toro fait illusion jusqu’au quite par véroniques suivant la première pique où il s’emploit.  Puis c’est le vide.  Le Vellosino n’a pas envie de combattre, il vient en marchant et est distrait.  Trois tentatives avant ¾ d’épée caida et atravesada.  Silence.

Le premier Vellosino de Miguel TENDERO est protesté.  De trapio justito pour Madrid et cornicorto, il a droit aux “Miao” du 7.  Le toro est abanto, aquerenciado et manso au cheval.  Un joli quite par delantales de TENDERO nous fait espérer.  Les premières attaques dans la muleta sont fortes et TENDERO est ferme et se positionne bien.  Il poursuit alors que le bicho va a menos et que ses charges sont incertaines, tête à mi hauteur.  Il termine par une épée en avant et desprendida.  Silence.  Son second de Valdefresno est protesté car il est haut, étroit et manque de trapio.  Il se comporte en manso au cheval.  Le Valdefresno est totalement désintéressé du combat. La faena est impossible.  Deux pinchazos, ½ épée caida et un descabello.  Sifflets au toro.

Juan del ALAMO a laissé une bonne impression faisant qu’on aura envi de le revoir.  Il a combattu deux Valdefresnos.  Son premier n’a pas le trapio de Madrid mais a de la tête.  Il se révèle être un vaillant combattant.  Del ALAMO lui sert des veronicas appliquées qui se terminent en une mise en danger par colada.  A la première rencontre avec le picador le bicho pousse et son train arrière se lève en bascule.  Il est peu piqué à la deuxième rencontre.  Del ALAMO torée avec une muleta plus petite que la moyenne.  Il fait des efforts dans le placement et la présentation de l’engaño.  Il emmène le toro loin et lui laisse la muleta au retour.  Dans certaines passes le Valdefresno fait l’avion. Puis son intensité baissant, Del Alamo  tapa la cara et les passes ne deviennent qu’une, ce qui enlève un peu de valeur au trasteo.  Le toro va a menos.  Del ALAMO termine par Bernardinas et pecho.  Une mauvaise épée Atravesada haciendo guardia et divers descabellos enlèvent toute possibilité de succès. Saludo al tercio et division.  Le dernier est de belle présentation.  Manso dans les terrains contraires il pousse sous le cheval de réserve.   Il attaque par à-coups et ne veut pas le combat.  Del ALAMO insiste et lui vole quelques muletazos, témoignage de sa volonté.  Plusieurs pinchazos, une entière en arrière, desprendida, atravesada et plusieurs descabellos terminent son trasteo.

Comparé aux deux corridas précédentes, les Valdefresnos 1 et 4 ont donné un jeux qui laisse espérer pour cette ganaderia des combats intéressants durant la temporada.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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