Madrid 14 Mai 2016. Flor de jara et San Martin en mineur.

imageAujourd’hui encore le lot de Flor de Jara n’a pu être lidié entier, il fut complété par deux toros de San Martin prévus en 5° et 6°. Les Santa Coloma ont eu du mal à passer le reconocimiento de Madrid. Ils ont également déçus par leur comportement et manque de ferveur. Robleño et Silveti ont été dignes et professionnels face aux complications. Delgado a souffert de son manque de bagage devant ses deux adversaires et n’a pas su profiter des embestidas du meilleur lot ce jour.

imageLe premier de Robleño est de beau trapio, acucharado de cornes. Sa charge est franche et longue à la cape ce dont ne profite pas pleinement Robleño. Son seul défaut est de venir à l’engaño au pas, pensif. Il garde la tête à mi hauteur au cheval tout en poussant à la première et se défendant à la seconde. Quite de Delgado avec deux chicuelinas et revolera sans conviction. Le tanteo de Robleño sur jambe fléchie est suave et sans intensité. La charge du toro s’est raccourcie et est lancinante, la tête se relevant à hauteur d’homme en même temps qu’il arrête sa charge. Robleño tente sur les deux cornes dessinant des passes une par une face à cet adversaire deslucido. Un metisaca termine la faena. Sifflets au toro. Silence.
Le quatrième et dernier Flor de Jara ne pèse que 478 kg avec des cornes développées. Il freine dans le cape de Robleño qui ne peut briller. Piqué en arrière le bicho s’emploie d’abord de manière désordonnée puis il retourne pour une égratignure. Robleño débute la faena sur jambe pliée par le bas. Les derechazos sont méthodiques, muleta en arrière en profitant au mieux de la charge brusque et incomplète. À gauche les choses se compliquent d’où un retour à droite dans un mode bagarre qui fait illusion pendant encore une série avant un toreo por la cara. Pinchazo et entière tendida et cruzada. Descabello. Sifflets au toro. Silence.

Le second Flor de Jara pèse 488kg. Delgado le passe méthodiquement dans des véroniques en avançant. Le bichito accuse le coup sous la première pique sans vraiment s’y employer. Il est épargné à la seconde rencontre. Diego Silveti fait un quite par véroniques pieds joints et demie. Fernando Sanchez est supérieur aux banderilles et salut avec Curro Robles. Brindis au public. Au centre muleta dans la main gauche Delgado cite de loin et aguante une charge décomposée sans pouvoir briller. À droite l’embestida est bien meilleure mais la première série est entravée pas un coup de banderille à la face. La deuxième tanda fait réagir les tendidos sans être réussie. Le matador a du mal à prendre la mesure de la bonne charge du bicho à droite, tout en poursuivant sur les deux cornes. Delgado intercale un passage pueblerino qui augmente sa cote avec cambio dans le dos et molinete de recours. Il termine par des bernardinas bousculées. Entière contraria. Palmas au toro. Palmas et salut au tiers.
imageLe quinto de San Martin est un bel exemplaire, à la cape variée, qui met Delgado en difficulté au capote. Il prend sans classe deux piques. Silveti entre en quite pour deux delantales et revolera. Le comportement du San Martin se complique encore durant la lidia en banderilles. Le torero d’Ecija débute par estatuarios et pase del desden sans relief. La suite à droite est incertaine, le torero ne trouvant ni le rythme ni la distance pour canaliser une charge anodine et irrégulière. A gauche Delgado est averti et désarmé. La suite à droite donne un sentiment d’impuissance du torero. Entière en todo lo alto. Trois descabellos. Sifflets au toro. Silence.

Diego Silveti torée le troisième en lançant la cape au niveau de la hanche pour essayer d’allonger la charge du troisième Flor de Jara. Celui-ci s’emploie sous une carioca en gardant la tête levée. Quite de Silveti par Cordobinas et revolera après cambio de mano. Pour satisfaire le 7 Silveti place le bicho loin pour une seconde pique qui ne tient pas ses promesses, ni du point de vue du toro, ni du picador. Quite de Robleño par véroniques pieds joints et demie. Brindis TV. Au centre Silveti cite pour un double Pendulo terminé par un pase del desprecio qui ne fait pas mouche. À droite le toro embiste sans conviction et Silveti ne fait que de le passer en va et vient. A gauche le bicho ne termine pas les charges. Silveti tente de réchauffer l’ambiance avec deux cambios dans le dos sans résultat. Il passe alors à des bernardinas sans épée. Entière tendida et atravesada. Deux descabellos avec avis. Silence.
Dans une ambiance triste Silveti reçoit un manso terciado qu’il mène au centre. Le tiers de varas se déroule dans un désordre organisé qui ne laisse rien présager de bon. Le toro reçoit une bonne ration à la première rencontre prise tête levée. Le Mexicain s’applique dans le tanteo. Le toro alterne areones et charges au pas que Silveti gère bien à droite dans un trasteo volontaire. A gauche les passes sont liées et quelque peu accélérées terminées main haute. Entière tendida et atravesada. Silence. René Philippe Arneodau.

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