MADRID 23/05/12 Le fiasco du Toro moderne de Juan Pedro Domecq

Pendant que Fernando Lozano et Morante en viennent quasiment aux mains dans le callejon et que l’héritier Juan Pedro Domecq nous explique que ce qui a le plus manqué à ses Toros c’est la durée, la tauromachie est en train de disparaitre aux mains de ses propres acteurs.  Hier est sorti en piste, à Madrid, une corrida sans trapio avec du bois.  Les cinq premiers sont entrés en piste au pas, se demandant où ils étaient.  Pas de sauvagerie, pas d’agressivité, avec un manque de fond total qui explique que tous sont allés a menos rapidement.  Le pire dans tout cela c’est que Madrid ne proteste plus et si le 7 hausse la voix, il est bien isolé.  Certains gestes du jours ont déclenchés des Olés.  Ceci prouve bien que le public ne regarde plus le toro.  Si la corrida de Alcurrucen d’hier est jugée comme importante, c’est probablement qu’elle représente le mieux du mal actuel. Et si elle est ce qu’il y a de mieux, alors je vous laisse deviner où nous fixons le niveau moyen.  Les corridas de Madrid ne font plus peur.  Personn,e parmis ceux qui ont le pouvoir n’a compris que nous allons droit dans le mur et qu’il ne faudra pas beaucoup de temps pour que public et aficion ne fassent des choix.

Le lot de Juan Pedro Domecq était léger, sans trapio, avec des cornes plutôt développées.  Le prototype de ce que les critiques de Madrid nous disent, depuis des années, qu’il faut laisser lidier.  Le problème c’est que ce qui fait ou empêche d’avancer un toro ce n’est pas son poids, c’est sa caste, sa sauvagerie.

Le Mexicain Juan Pablo Sanchez confirme l’Alternative avec un toro invalide, peu piqué, auquel  il tente de dessiner des passes isolées pendant que le bicho lutte pour se tenir debout et se défends de la tête par cabeceo.  Puis il s’immobilise, tout ceci en 4 séries.  Epée dans les règles, Sifflets au Toro et quelques applaudissements au confirmant.  Le dernier de la corrida est le seul à débouler en piste avec un peu d’alégria, en courant. SANCHEZ dessine des véroniques templées à un bicho qui ne s’emploi pas dans les passes. Mal piqué d’abord, puis peu piqué, le Juan Pedro est passé en quite par Morante en véroniques engagées et torées.  Dans le remate le toro se met à genoux.  Brindis au public et faena dans laquelle certains passages font la joie du public qui ne distingue pas la différence entre un toro qui suit la muleta docilement comme le Juan Pedro et celui qui attaque.  En 4 séries le toro est éteint et arrêté.  Le mexicain poursuit jusqu’à l’absurde.  Entière desprendida en perdant la muleta.  Sifflets au toro et silence.

MORANTE donne des capotazos à son premier opposant en terminant par le haut puis il mène le bicho au centre.  Certains avaient déjà commencés à lui crier des olés déplacés.  Le toro entre avec force au cheval où il est piqué en arrière au premier assaut et peu ensuite car il sort rapidement.  Pendant que MORANTE reçoit la restitution des trastos, le toro qui suit un banderillero, se fracasse contre et rompt un burladero.  Une série de castigo par le bas, puis quelques trapazos se laissant toucher la muleta comme pour nous prendre à témoins des mauvaises qualités du toro, précèdent 6 pinchazos et ¾ d’épée.  Sifflets au toro et à MORANTE.  Son deuxième Juan Pedro sort en marchant comme un bœuf.  MORANTE le passe au capote en s’étirant pour nous montrer que l’animal est mauvais.  Le proplème c’est qu’ensuite son peon Lili se le passera plus près et plus redressé que lui.  Très mal piqué le toro durera deux séries.  A la première MORANTE surprends en donnant quelques passes gustandose mais pas homogènes. La seconde série est en deux temps avec une première partie a gusto de MORANTE.  Puis le bicho trébuche et la seconde partie, toujours en suivant la muleta sans l’attaquer, est donnée avec des passes sans émotion.  Lo toro va rapidement à menos et se met à se défendre de la tête.  Un pinchazo en passant loin, Aviso, pinchazo profond et descabello.  MORANTE est sifflet.

TALAVANTE est d’abord confronté à un Juan Pedro protesté qui va et vient dans des Delantales jusqu’au centre, puis se met à trébucher dans le capote des banderilleros.  Mal piqué dans l’épaule puis peu piqué, le bicho permet une faena volontaire et appliquée de TALAVANTE par Estatuarios, puis des passes par le bas et série immobile en changeant de main dans le dos. Le problème c’est qu’il n’y a aucune émotion avec cet animal qui a tendance à garder la tête haute.  Le public réponds toutefois à las ganas du torero et il y aurait peut être eu pétition d’oreille s’il n’avait pas pinché puis placé une épée basse.  Quelques sifflets au toro et applaudissements à TALAVANTE.  Avec son second, pas de miracle.  Sortie au pas comme un bœuf, il est désintéressé au  capote.  Mal piqué bien sûr,  il est toréé devant les tendidos de sol, probablement avec l’espoir de chauffer ce public supposément moins exigent.  Encore une volonté de bien faire de TALAVANTE et encore des qualités du toro qui font que l’émotion est absente et que le bicho va a manos rapidement et s’immobilise. Une longue série de metisacas et pinchazos se termine par une entière.  Sifflets au toro et silence à TALAVANTE.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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