Madrid 24 Mai 2019 – 11ème de Feria – David de Miranda Puerta Grande.

Paco Ureña est reçu avec une ovation par l’afición madrilène. La corrida de Juan Pedro Domecq n’inspirait que peu d’espoirs au sein de l’afición, alors que le grand public remplissait les gradins pour voir “El Juli”. Le résultat fût la déception attendue pour le ganado, exception faite du sixième exemplaire qui est allé a más en harmonie avec le désir de triomphe de David de Miranda qui confirmait l’aternative.  Le confirmant, bien que limité en technique et recours, a démontrė une volonté irrépressible de succès à laquelle le public a été sensible. Il a donc bénéficié du désir de fête du grand public au milieu de la médiocrité.

David de Miranda reçoit le premier Juan Pedro Domecq par delantales serrés et demi-véronique qui perdent en intensité en absence de transmission de la charge.  Le toro pousse brièvement sous une pique volontairement mesurée. Il recharge avec envie mais n’a pas la force de pousser la seconde fois. Quite du matador par saltilleras immobiles, exposées et terminées par revolera.  David de Miranda confirme des mains de “El Juli” en présence de Paco Ureña face à “Molador” de Juan Pedro Domecq, portant le numéro 98, né en 02/14, pesant 541 kg. Brindis au Roi émérite Don Juan Carlos I. Au centre, en plein vent, David de Miranda exécute des estatuarios et pase del desprecio de bonne facture.  À droite, la charge est courte et saccadée. En deux séries le toro s’éteint. À gauche, le torero insiste sans option. La noblesse du toro le sauve à plusieurs reprises d’un accrochage. Le public proteste deux manoletinas face à un toro à l’arrêt. Pinchazo profond suite auquel le toro se couche.  Sifflets au toro. Silence.

Julián López “El Juli” débute sa San Isidro face à un JPD veleto.  Il le torée avec précaution à la cape. Le bicho galope pour aller au cheval.  Il fait sonner les étriers et sort seul lors de deux puyazos médiocres. Paco Ureña intervient en gaoneras, brusques à cause du vent,  conlues en deux parties suite à un accrochage. “El Juli” répond par chicuelinas et demi-véronique de meilleure réalisation. Cérémonie de retour des trastos.  Brindis au Roi émérite. “El Juli” entame sa faena par tanteo, gêné par le vent. Dans les premiers derechazos un fléchissement du JPD conditionne la suite.  “El Juli” passe à gauche mais n’apprécie guère le calamocheo accentué sur la corne extérieure. Pinchazo hondo, atravezado, porté à distance. Divers decabellos.  Silence.

“El Juli” reçoit son second avec une préférence sur la corne droite, en marquant d’abord la sortie, puis en tirant la trajectoire vers l’intérieur.  Le tercio de vara pèse sur le bicho qui se blesse au sabot de la patte droite. lors du tercio de banderilles Le public proteste la tentative de faena du Juli. Mouchoir vert.  Le sobrero, de Luis Algarra, est massif avec ses 599 kg. Il lance les pattes dans la cape de “El Juli” qui, dans les deux derniers capotazos et demi-véronique, semble avoir pris la mesure de l’adversaire.  Ce dernier distribue des coups de tête sous le fer et sort seul de la seconde rencontre. Devant les tendidos de soleil,  “El Juli” torée de la gauche en baissant la main, ce que le bicho a du mal à supporter.  Sa faiblesse et son manque de caste vont rendre impossible la construction d’un trasteo significatif. Nonobstant, “El Juli” prolonge sur les deux cornes. Pinchazos en battant le record mondial de saut latéral, puis entière basse et multi défectueuse. Silence.  

Le troisième juan-pedro fait une sortie en piste de boeuf en promenade.  Ses charges dans la cape de Paco Ureña sont d’un autre niveau et permettent des véroniques et demies engagées du matador.  L’animal accuse le coup sous le peto même s’il retourne pour une seconde ration en chargeant avec vivacité. Brindis au public. Le début de faena sur jambe flèchie arrache les premiers olés, malgré la charge sautillante du toro. Dès la seconde série l’intensité baisse et ne réapparaît que dans des passages isolés.  À gauche le public rugit pour les naturelles main basses, templées et longues. Ensuite Ureña se laisse surprendre et déborder par le JPD tout en conservant la sympathie du public. Une série courte, à droite, enchante le tendido sol, sous lequel la faena s’est déroulée.  Les ayudados sur jambe fléchie, terminés par trincherilla et desprecio, précèdent un pinchazo et entière desprendida en passant au balcon. Pétition minoritaire. Division pour le toro. Ovation et vuelta pour Ureña.

Le second de Paco Ureña tarde à s’intéresser aux capes.  C’est Victor Hugo Saugar qui le fixera avant les piques. Le bicho pousse sous la première et s’endort sous la seconde.  David de Miranda réalise un quite stoïque par tafalleras et revolera en gaonera. Brindis au Roi émérite. Les doblones de début de trasteo ont vocation de test.  Dans le premier essai droitier Ureña est acculé sur les deuxième et troisièmes muletazos de chaque série. À gauche les naturelles main basse sont sans lié, certaines accrochées.  Citant de trois-quarts, à gauche, il tire des lignes. Le retour à droite lui prrmet de lier en gérant, plus ou moins, la tendance du toro à se coller en seconde partie de muletazo. Le final gaucher, presque débordé, plaît au public.  Manoletinas pour le public du soleil, avis et ¾ de lame caída, perpendiculaire. L’oreille du peuple est accordée.

 David De Miranda affronte, en dernier, un mastodonte qu’il reçoit par deux cordobinas avant de se mettre en mode mobilité.  Le JPD va au cheval avec peu de forces et peu d’agressivité. Le quite par chicuelinas et revolera du matador est fêté. Brindis au public.  Le double péndulo au centre accompagné de muletazos pieds joints sont accompagnés de olés chantés. Les derechazos transmettent car la charge reste vive à ce stade.  Le matador enroule en guidant la trajectoire. Le toro répète et répond au moindre toque de la muleta même en pleine trajectoire. Le début à gauche, un peu désordonné, n’en reste pas moins émouvant.  Avec détermination le jeune matador lie les muletazos, jambe de sortie défaussée à droite, en laissant à peine le toro sortir de la muleta. Les bernadinas en mode bagarre terminent de convaincre le public.  Entière desprendida portée au pas de course et en se profilant de loin. Le public au cri de “Torero -Torero” demande les trophées et les obtient. Palmas au toro.

René Philippe Arneodau

Photos de Javier Arroyo pour aplausos.es

Ce contenu a été publié dans Madrid. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.