Madrid 24/04/2015 Puerta grande de Lopez Simon avec une et une oreille.

Las Ramblas FinalMadrid, se souvenant du triomphe héroïque du 02 Mai, reçoit Lopez Simon avec une ovation qu’il salut. Les toros de Las Ramblas ont déçu. Les trois jeunes toreros ont approché leur opportunité du jour avec suffisamment de sérieux pour pouvoir dire qu’ils représentent l’avenir de la fiesta. Cependant le seul qui a arraché le triomphe par sa détermination, en réalisant ce que ne permettait pas le sixième toro, est Lopez Simon qui est entré, plus par son attitude que par le résultat artistique, dans le club des grands.

David Galvan croise le fer en premier avec un castaño harmonieux qui embiste par le bas, avec douceur, dans des passes de cape variées pieds joints ou jambe avancée, terminées en recorte à une main. Le toro s’emploie sous une pique caida. Galvan réalise un quite par gaoneras tout en douceur et serré. La seconde pique est un mauvais simulacre. Victor Barrio entre en quite par saltilleras et gaoneras. Brindis au public. Pieds dans la montera, au centre, Galvan réalise une tobalina ( Pedresina au centre du ruedo au lieu de contre les tablas). La faiblesse du Ramblas incite Galvan à toréer par derechazos à mi hauteur terminant muleta relevée. La charge est sosa à droite et plus profonde à gauche. Galvan en profite à gauche agrémentant par un fort apprécié cambio de mano. Le torero cherche à exprimer cette corne en attaquant pour lier. Les naturelles sont de qualités variées. En exécutant des mondeñinas Galvan est volteado. Il revient pour des manoletinas. Avis. Entière de bonne exécution et efficace. Palmas et salut justifiés.
Le second de Galvan est un tio que le torero mène au centre après que la cape ait été accrochée à plusieurs reprises à gauche. Bonne pique des deux protagonistes. Le toro baisse notablement de ton dans la seconde. Quite de Barrio par chicuelinas et revolera. Brindis aux deux compañeros de cartel. Début de faena par le bas et hauteur de ceinture dans lequel le toro ne montre guère d’envie de combattre. Galvan arrive à lier une série de dererchazos. Puis le Ramblas se met à bouger la tête dans tous les sens et reste court. Galvan insiste face à cette charge incertaine, le toro venant au pas. À gauche ce sont les mêmes défauts face auxquels le torero montre sa décision faute de résultat artistique. Final à droite à toro immobile. Avis. Plusieurs pinchazos et descabellos. Silence.

Victor Barrio attend au centre a puerta gayola son premier adversaire pour le toréer par véroniques pieds joints entrecoupées car le toro est abanto. Ceci a également pour conséquence que le toro embiste deux fois aux chevaux dans sa querencia aux chiqueros. Pour mener au cheval Barrio exécute un farol à genoux et chicuelinas marchées. La troisième pique est courte. Chicuelinas rematées de farol à genoux par Lopez Simon. Brindis au public. Début à genoux au centre muleta à droite. Les derechazos qui suivent perdent en intensité et les trajectoires sont en ligne. Le torero cite à distance et se fait accrocher la muleta à plusieurs occasions. A gauche Barrio a du mal à lier alors que le bicho humilie mais ne termine pas les passes. Plusieurs séries de naturelles ne connectent pas avec le public. Il termine à droite avant entière contraria. Silence.
Le quinto prend la cape de Barrio avec alegria et par le bas. Rogerinas pour mener le Las Ramblas au cheval. Le toro dévoile une faiblesse notable au cheval. Quite par tafalleras et revolera de Simon. Excellente prestation de Jarocho en banderilles qui salut. Au centre Barrio cite pour un cambio dans le dos (pendulo) en version bis qui réveille le public. Le toro reste court dans les premiers derechazos. Barrio s’éloigne mais n’arrive pas à prolonger la charge. C’est à gauche qu’il trouve le rythme pour lier dans une série. Il n’arrive pas à la reproduire car Le toro proteste par derrotes et en restant court. Un dernier passage à droite n’apporte rien. Entière perpendiculaire et atravesada. Descabello. Palmas.

Lopez Simon a tiré au sort un bicho au trapio à l’ancienne, cornialto, veleto, étroit de pointes, avec un air de casta navarra ou de camarguais. Le bicho est distrait dans la cape volontaire de Simon. Au cheval le toro mansea et sort en ruant dans les deux querencias. Il retourne pour une ration rapide dans la contre querencia. Le toro se décompose en banderilles. Brindis personnel. Estatuarios suivi de toreo par le bas dominateur et serré. Les derechazos qui suivent sont profonds, sans rectifier la position entre les passes et en liant, le tout en plusieurs séries. Peu à peu il prend le partie de tapar la cara car l’animal veut fuir. Il opte aussi pour l’hillo ce qui lui vaut d’être bousculé. À gauche il lie dans une position plus orthodoxe. Adornos en s’imposant. Entière desprendida en se jetant sur le morillo, sortant bousculé. Oreille.
Simon se joue la puerta grande avec un exemplaire imposant, veleto qui imbiste sans classe, en bougeant la tête dans la cape et en jetant les pattes en avant. Bonne pique de Tito Sandoval sous laquelle le bicho s’emploie. La seconde pique est mesurée. Brindis au public. Passes de costadillo et costadillo contrario, suivies de toreo de domination par le bas. Le vent dérange les premiers derechazos. Le toro proteste par le haut. Dans le terrain du toro, Simon compense par sa volonté et courage les carences du toro. Avec temple il impose ses derechazos. À gauche le toro lève la tête, Simon se croise et force les passes alors que le toro s’arrête dans chaque naturelle. À droite il signe un arrimon de verdad à distance de bras plié, main sur le front. Manoletinas. Faena toute due à le volonté du torero. Pinchazo et entière desprendida. Oreille et puerta grande d’un torero convaincu de son destin. Quelques protestations. René Philippe Arneodau.

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