Madrid 26/05/2015 Luque espadazo et vuelta à un José Luis Pereda.

Puerto San Lorenzo FinalCorrida décevante du Puerto de San Lorenzo qui a manqué de combativité et de fixité. Luque avec un sobrero de Pereda a démontré sa détermination méritant un oreille pour une estocade très engagée qui par manque de quelques mouchoirs s’est convertie en vuelta.

Le premier Puerto cinqueño saute pattes en avant dans la cape de Ferrera qui essaye de le fixer sans succès. L’animal pousse sous le fer en deux rencontres. Son manque de force est patent. La charge mesurée du bicho permet à Farrera de banderiller avec aisance, mais sans brio. Le début de faena accompagne la charge douce. La transmission est limitée. Le Puerto répond aux sollicitations et suit la muleta dans les derechazos. Ferrera recule entre les passes. Les naturelles sont un peu plus liées mais le public réagit peu. Pinchazo et entière caida. Descabello. Silence.
Le second Puerto de Ferrera est acucharado de cornes tirant sur brocho. Il met bien la tête mais ne passe pas complètement dans la cape. La première pique est prise en querencia et la suivante dans la contre. Ferrera pose les palitroques malgré une légère boiterie séquelle de blessure. La seconde paire est énorme, de poder a poder, le toro coupant et Ferrera acceptant l’épreuve les cornes frôlant la poitrine. Le tanteo démontre le manque de fixité du toro. Le torero essaye sur les deux cornes mais le bicho provoque des interruptions en trébuchant, en accrochant la muleta, en attaquant à contre temps et sans jamais s’engager dans le combat. Ferrera fait l’effort à gauche, tentant de lier en conservant sa position. Quelques naturelles sont templées et longues en se passant les cornes au plus près. Pinchazo et 3/4 de lame en arrière et basse d’effet rapide. Silence.

Miguel Abellan est opposé à un toro lourd et de trapio sans relief, qui ne remate pas et envoit des ruades aux capes. Alors qu’Abellan se confie au capote il est désarmé. L’animal s’emploie sous le fer en deux rencontres. Daniel Luque réalise un quite par chicuelinas et naturelle en changeant la cape de main en guise de remate. On note que le bicho suit avec classe l’engaño et termine au delà de la fin de passe. Début de faena au tercio par doblones jambe pliée sans châtier. Les naturelles sont accrochées. Il passe à droite et lie deux séries où la charge du Puerto va a mas. La suivante va a menos chez les deux protagonistes. Le toro s’ouvre dans les passes et le torero ne se croise pas. Une série courte à gauche donne le meilleur moment de la faena. Abellan poursuit par naturelles pieds joints, en deux parties pour cause d’accrochage. Il insiste et termine sur cette corne. Entière contraire. Palmas au Toro. Division d’opinions et salut au tiers.
Le quinto est massif avec 621 kg. Il est abanto et ne permet pas à Abellan de briller à la cape. Le Puerto ne se fixe sur aucune cible jusqu’à la première pique qu’il subit. Il fuit de la seconde rencontre ce qui lui vaut d’être renvoyé une troisième fois pour une pique très mal exécutée. La faena débute par tanteo, Abellan choisissant d’aller aux terrains de sol. Les premiers derechazos sont donnés en ligne. Le toro vient au pas, haciendo hilo, empêchant le torero de se sentir à gusto. À gauche les naturelles sont de une en une. Léger macheteo. Entière dans la croix. Descabello. Pitos au toro. Silence.

Le premier de Luque est un cinqueño distrait à qui le torero dessine deux véroniques et demie. Le toro est abanto. Le Puerto pousse sous le fer puis s’enfuit à la querencia des torils. Il refuse à plusieurs reprises d’être ramené à la contre querencia. Il est donc piqué une seconde fois coté chiqueros. Luque laisse le toro dans sa querencia pour lancer la faena. Il l’attend et lui sert des derechazos templados corps droit. Le bicho veut quitter le combat. Luque le poursuit. À gauche les passes sont sosas et le toro ne collabore pas. Luque poursuit en toréant sur le passage et en poursuivant le toro. Il inclue des naturelles de la main droite (sans épée). Nombreux pinchazos alors que le toro n’accepte pas de se laisser cadrer. Avis. Descabello. Silence.
Il revient à Luque de mettre un point final à la décevante corrida del Puerto de San Lorenzo. Luque réalise quelques belles véroniques templées sur la corne gauche avant que le Puerto ne soit renvoyé au corral pour faiblesse. Le sobrero est de José Luis Pereda. Toro montado, veleto, auquel Luque donne quelques capotazos meilleurs que l’embestida du toro. Le toro pousse sous deux puyas en arrière. Quite par véroniques de Luque alors que le bicho garde la tête haute. Grande prestation aux banderilles d’Abraham Neiro laissant l’avantage au toro. Il salut. Brindis au public. Derechazos au centre du ruedo allant de mas a menos toréant en ligne à mi hauteur. La seconde série monte de niveau car le torero s’engage et le toro presse. La troisième série de derechazos est dominatrice, à part une légère hésitation sur un paron du toro. Ensuite la série, toujours droitière, est accrochée dans plusieurs muletazos terminant a mas dans les remates par le bas. À gauche le début est lent. Ensuite le bicho est tardo et sort distrait des naturelles. Luque choisit de réaliser un arrimon avec la muleta passant dans les deux mains. Avis. Espadazo en corto, résultant desprendido qui à lui seul mérite l’oreille. Pétition. Vuelta. René Philippe Arneodau.

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