5 fevrier 2015 Mexico – Castella perd les trophées avec l’épée.

Mexico 05/02/2015

Mexico 05/02/2015

La corrida débute avec 17 mns de retard car Sebastien Castella est prisonnier des mêmes bouchons. Les tendidos sont remplis à moitié ce qui est une excellente entrée pour La Mexico avec près de 24000 personnes. Une horrible musique de pueblo enregistrée accompagne le paseo. Le public est festif. Vuelta en hommage aux enfants autistes accompagnés des cuadrillas avant le débute de la corrida. Les monosabios mettent encore 10mns pour retirer du ruedo les fleurs décoratives.

L’homme du jour est sans aucun doute Castella. Avec une technique efficace et un engagement notable il a réa lisé une excellente faena à son troisième, toro de regalo, échouant ensuite à l’épée.

Le premier toro de Barralva sort en piste 34 mns après l’ heure prévue pour le début de la corrida. Le bicho est fin et bien armé, tocado de pitones, bizco et zurdo. Il se désintéresse rapidement de la cape énergique de Castella, avec une tendance marquée vers les planches. Bien pris à la pique le Barralva se défend par cabezasos. Quite par chicuelinas et revolera de Castella. Le premier banderillero est violamment châtié par le toro qui le prend de vitesse et l’envoi à l’infirmerie. Immobile Castella passe le Barralva avec assurance par le haut avec la muleta. La suite à droite est dominatrice. La profondeur fait une brève apparition dans la deuxième série puis la faena devient spectaculaire pour compenser le manque d’engagement du toro qui s’éteint irrémédiablement. La tentative à gauche est une esquisse. Le public proteste l’arrimon final. Pinchazo et demie lame légèrement desprendida. Palmas et salut.

El Payo affronte en second un toro plus volumineux et sérieusement armé. Il reste inédit ,sans allant, dans la cape de Payo. Grande pique du picador et du toro. Malheureusement le toro s’en ressent. Palmas au picador. La faena débute et se poursuit à contre temps sans aucun relief. Metisaca et demie épée en arrière et horizontale. Plusieurs descabellos et avis. Sifflets au toro. Silence.

Le troisième toro est montado mais cornicorto. Saldivar brouillon, alors que le vent le gêne, ne réalise rien à la cape. Le bicho tarde puis est violent. Il combat fortement et tête haute au cheval en deux rencontres, puis se réfugie en tablas. Il devient incertain, violent et coureur. Le banderillero de Saldivar salut pour la troisième paire posée au centre en profitant des circonstances. Le toro a du sentido et est vif. Saldivar abandonne toute velléité et opte pour le châtiment. 3/4 de lame tendida. Descabello. Sifflets au toro. Silence.

Le second de Castella est terciado et armé large. Il freine et se retourne rapidement dans la cape, puis finit par s’en désintéresser. Il est manso sous la pique qu’il fuit à plusieurs reprises avant d’être piqué en carrioca. Brindis de Castella au public. Début de faena assis sur l’estribo puis par le bas genoux fléchis. A gauche la muleta est touchée dans des passes citées avec l’aide de l’épée. Castella insiste sans complètement trouver le temple et le rythme. À droite il en va de même avec ce bicho qui avance au pas avec incertitude et ne sort pas des passes. Une nouvelle tentative à gauche n’apporte rien. Macheteo. Demie lame défectueuse portée à la rencontre puis entière en bonne place. Descabello. Bronca au toro. Silence.

Le quinto est un toro de La Joya colorado. Il se blesse la patte avant droite dès les premiers capotazos. Il est remplacé par un Barralva sous les huées du public. Ce dernier est volumineux mais sans trapio et aux armures déséquilibrées. Les passes de capote du Payo sont données sur le passage avant demie en composant la figure. Le toro est manso face au cheval puis s’emploi en carrioca tête haute. Le toro calamochea dès les premiers muletazos et Payo ne trouve pas de solutions. Demie épée tendida. Autre lame entière delantera et caida. Sifflets au toro. Silence. A ce stade Castella et Payo ont demandé chacun un toro de regalo.

Le sixième de lidia ordinaire est melocoton et anovillado de tête. Saldivar n’arrive pas à le fixer à la cape. Un picotazo suffit à Saldivar pour demander le changement. Brindis personnel. Début de faena au centre par pendulos enchainés et passes par le haut toutes lointaines sous les olés festifs. Les derechazos communs continuent de déclencher les olés. Les passes droitières sont ensuite données une par une. À gauche il en va de même. La faena dure en longueur et ne décolle jamais. Un enchainement de circulares en arrimon marquent le milieu de faena à la grande joie du public. Saldivar poursuit donc dans le même son. Bernardinas pour terminer. Entière trasera, tendida, desprendida. Petition et oreille.

Le premier de regalo est de Fernando de la Mora. Il est grandon, lavado de cara et paliabierto. Les véroniques de Castella sont aisées et lointaines. Le bicho tarde longuement à aller au cheval pour une pique. Estatuarios et doblones brusques en début de faena par Castella. C’est à droite que le Français trouve le temple et le rythme pour terminer avec un cambio de mano la seconde série. Il embarque le toro dans de nouveaux derechazos et redondos appréciés du public. La suite est un exercice d’immobilité faisant passer le toro sur les deux cornes à répétition. Les naturelles main basse sont profondes, dominatrices et exposées. Retour à droite pour des séries liées et enchainées avec changement de mains à la grande joie du public rendu. L’arrimon final est dans le style maison. Un pase del desprecio énorme précède trois pinchazos et une entière desprendida. Palmas légères au toro. Ovation et salut au tiers.

Le second de regalo d’El Payo est de la ganaderia de La Joya. C’est un autre toro melocoton peu armé. Les véroniques pieds joints de réception sont de qualité, rematées par une demie appuyée. Le torito est piqué une fois. Brindis au public. Début de faena par pendulo et derechazos. Les séries suivantes à droite sont liées à base de positionnement hors trajectoire. La même technique est employée à gauche sans succès d’où retour à droite pour reconnecter avec le public. Jusqu’aux passes en redondo terminées par cambio de mano ou cambio dans le dos. Un nouveau passage à gauche fait baisser de ton la faena avec désarmé. Nouveau petit show à droite pour terminer. Manoletinas avant entière défectueuse sous les pétitions d’indulto. Un descabello. Arastre lento pour le bicho. Une oreille.

Le public frigorifié quitte les arènes vers minuit la course étant prévue en nocturne à 20h00.
René Philippe Arneodau

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