Séville 16/04/2015 Fuente Ymbro con matices et oreille pour Nazaré

imageLe lot de Fuente Ymbro n’a pas été à mon sens le plus rematado qu’on ai vu de cette ganaderia, ni celui de plus de qualité. Mais oui par moments il a offert des embestidas qui auraient pu être mieux mises en valeur. Soleil, un quart d’entrée et des déceptions également réparties entre Ganadero et Toreros malgré les discours pléthoriques de certains.

Le toro qui ouvre Plaza est alto, montado et corniapretado. Il trotte. L’embestida est basse et profonde mais le toro reste hésitant après quelques charges templées dans la cape de Nazaré. Le bicho pousse fort sous une pique plutôt bien exécutée. Quite par chicuelinas serrées du Matador. La seconde pique est un ton en dessous pour les deux protagonistes. Le quite de Saldivar est brouillon. Brindis de Nazaré à son Peon Joselito Ballesteros. Le Torero attaque directement à droite en trois séries imparfaites. Le toro a tendance à embestir avec le museau. À gauche Nazaré est pris dès le début, le toro le repérant immédiatement dans sa position marginale. Le torero revient à droite pour deux série fêtée alors que le Fuente Ymbro va a menos. Nazaré insiste à toro parado et arrache les derniers muletazos avant Manoletinas, désarmé et desplante. Entière légèrement atravesada alors que le toro reste immobile. Palmas et salut.
Le second de Nazaré lui permet de donner des véroniques en avançant, jambe en avant et une demie de face très esthétique. Le toro pousse sous le fer et en sort seul. Quite de Saldivar par Saltilleras. Brindis au public. Au centre Nazaré reçoit la charge lointaine du toro par derechazos. La seconde série va a mas et déclenche la musique. La troisième série est la plus templée donnée en redondo. A gauche les intentions sont bonnes mais le résultat un ton en dessous. Retour à droite ou le tapar la cara satisfait les tendidos. Puis la faena va a menos sur les deux cornes. Entière en arrière et tendida qui n’empêche pas le public de demander et d’obtenir l’oreille pour l’enfant du pays. Palmas au toro.

Le second Toro plus léger a un beau trapio. Il est mansito et abanto, puis violent dans l’embroque ce qui empêche Saldivar de réaliser son travail de cape. La faiblesse sous-jacente se révèle rapidement lors des deux piques règlementaires. Javier Jimenez intervient pour un quite par tafalleras, caliserina et demie. Le toro devient tardo mais la charge reste boyante. Brindis au public. Après doblones profonds Saldivar prend la droite dans des derechazos brouillons en trois séries. Dans les remates par le haut le toro reste court et proteste. A gauche le toreo marginal n’est pas accepté par le bicho qui met le torero en difficulté. Le retour à droite n’est pas mieux que les premiers derechazos. Pinchazo en prenant le large puis demie tendida, caida et en arrière donnée à bout de bras. Silence.
Le Mexicain va a Puerta Gayola de rodillas et manque se faire emporter. Il réitère la tentative le long des tablas avec succès. Le reste des capotazos est marqué par la faiblesse du bicho qui se confirme au cheval malgré une certaine bravoure. Brindis personnel. La faena est d’abord un ballet du Torero essayant d’éviter la chute du bicho. Lorsqu’il essaye de toréer soit le toro trébuche, soit il se fait accrocher la muleta et ce sur les deux cornes. L’émotion est absente malgré l’insistance du Torero. Certains muletazos à gauche auront fait illusion. Entière en arrière et de travers. Deux descabellos. Silence.

Le jeune Javier Jimenez est confronté à un Fuente Ymbro faible, astillano de cornes et quelque peu terciado en apparence. Même si le capoteo se limite au minimum on note la qualité des embestidas entravée par la faiblesse qui est notable au cheval. Le banderillero Lipi salut pour la troisième paire posée dans le balcon. Brindis au public. Jimenez profite rapidement, avec scories, des bonnes embestidas du toro à droite. La musique joue dès la troisième série. À gauche le torero est désarmé et la musique s’arrête. Toujours à gauche il insiste en arrimon avant de revenir à droite avec la musique, la faena allant a menos compensé aux yeux du public par l’arrimon. Pinchazo en entrant lentement, puis entière. Palmas au toro et au torero qui salut au tiers.
Le dernier Fuente Ymbro, avec un léger contre temps dans l’attaque, ne permet pas de toreo de cape à Jimenez . Les deux piques et une vuelta de campana n’annoncent rien de bien. Pourtant Nazaré dessine un quite très doux par chicuelinas. Brindis personnel. Excellente entame de faena à droite dans une série de derechazos enchainés avec temple. La faiblesse du toro entrave la suite à droite. Les naturelles sont perturbées par les hésitations du bicho sur cette corne. De retour à droite Jimenez n’arrive pas à reproduire le début de faena. Tout est allé a menos. Trois pinchazos pour une entière. Silence. René Philippe Arneodau.

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