SEVILLA 26/04/2012 Une Oreille et cornada pour l’Alternative de LOPEZ SIMON et Petardo de Nunez del Cuvillo.

Pour beaucoup la déception est venue aujourd’hui des Nunez del Cuvillo.  A force de jouer avec la caste, on court les mêmes risques que n’importe quelle autre ganaderia de bravos mais sans caste alors qu’avec de la caste il reste l’émotion.  Et d’émotion aujourd’hui il n’y en eut point, en tout cas pas de celle qui vient des toros.  La corrida n’était pas en surpoids mais malgré cela elle a montré de la faiblesse et peu de classe dans les embestidas.

Le premier de la corrida, le mieux présenté est renvoyé au corral pour faiblesse affligeante. Il est remplacé par un toro bas, capacho, un peu brocho, laid.  Lopez SIMON le reçoit à pieds joints en allant vers le centre, le bicho se retournant à chaque véronique à l’envers vers le centre.  Il va au cheval dès sa sortie en piste pour la première rencontre puis est peu piqué dans la deuxième rencontre prise en s’endormant sous le peto. Il se plaint des banderilles. Soit Lopez SIMON a eu de la vista, soit beaucoup de chance.  Il a mené la faena sans laisser voir que le Cuvillo allait terminer a menos.  Deux Pases del Pendulo et une série à genoux pour commencer au centre et ensuite dans chaque tanda le nouveau Matador revient, petit à petit vers les planches pour y terminer sa faena.  Des séries données en ligne droite très fêtés  par un public reconnaissant pour la volonté du nouveau promu et malgré le manque d’émotion réelle.  Suit une tentative à gauche dont le manque de réussite est masqué par des détails en trincherilla et desprecio.  La musique s’arrête.  Des manoletinas et un pecho terminent la faena avant une entrée à matar sincère dont le torero sort pris.  L’épée est entière ressortie légèrement lors de l’accrochage.  1 oreille et vuelta fêtée avant de passer à l’infirmerie.

Des actuations de MORANTE nous n’allons pas faire le détail.  Il a eu affaire à trois Cuvillos qui ne lui ont pas plus.  Le 4 anovillado.  Il y eut cependant les éclats propres au toreo qui est le sien. Quelques gestes isolés puis, au dernier de la corrida combattu à la place de SIMON, de nulle part, alors que tout indiquait que MORANTE n’allait rien vouloir faire, a surgi un quite par chicuelinas et deux demies qui ont fait rugir la Maestranza.  Le reste est le MORANTE des mauvais jours avec des adversaires sans qualités particulières.

Quand à Manzanares, décidé et volontaire toute l’après midi, il n’a pu rééditer l’osmose de sa précédente actuation.  Il accueille son premier par des véroniques profondes et cadencées, puis retient le bicho au centre dans l’attente du varilarguero.  Le laid Cuvillo, qui depuis sa sortie en piste a donné des signes de mansedumbre, est bien piqué et fait semblant de vouloir s’employer avant de sortir seul et de traverser la piste comme pour fuir.  Ce manque de caste se confirme à la deuxième rencontre d’abord refusée, puis, obligé et forcé, il attaque fort pour sortir seul immédiatement.  Applaudissements à José Antonio Barroso.  Juan José Trujillo banderille supérieurement laissant tout l’avantage au bicho.  Lui et Luis Blazquez saluent. Manzanares met une série et demie pour prendre la mesure  avant de toréer lentement et a gusto à droite.  Petit à petit la faena se délite.  Les dernières passes des séries, avant les pechos ou le remate, sont données par le haut. La tentative à gauche est forcée.  La fin de faena va a menos. Pichazo et ¾ d’épée d’effet rapide.  Silence.  Le quinto est reçu par un florilège de veronicas, chicuelina, tafalleras, et media de rodillas à un Cuvillo qui dans les premières passes est resté à l’extérieur de la trajectoire.  Bien piqué le toro s’emploi avec la tête et en sortant traverse la piste.  A la deuxième rencontre il pousse avant de sortir seul.  Pedro Morales est applaudi. Curro Javier banderille supérieurement surtout la deuxième paire à toro lancé.  La plaza l’ovationne debout.  Les deux banderilleros saluent.  Encore une tanda et demie de prise de contact pour Manzanares avant d’attaquer en derechazos et molinete de libération compliquée.  La troisième série déclenche la musique.  Le bicho a du piquant sans atteindre le genio. La faena n’est pas limpide.  La muleta est accrochée parfois, les avant dernières passes de séries sont encore données par le haut et le toro va a menos.  Des adornos agrémentent l’ensemble, cambio de mano, molinete, desprecio.  L’animal termine la faena avec de l’énergie.  Pinchazo et entière basse d’effet rapide.  Saludo al tercio.

No hay billetes.  Temps d’abord nuageux suivi d’éclaircies et chaud.  Le vent a gêné par moment.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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