Séville 17/04/2015. Deux braves Montalvos trahis par leurs “patas” et une oreille pour Pepe Moral

Le soleil radieux de Séville accompagne une demie arène à la Maestranza. Les deux premiers toros de Montalvo avaient des qualités exceptionnelles qui sont passées inaperçues du fait de leur faiblesse et blessures. Le ganadero certainement déçu a des motifs d’espérer.

Sortie hésitante du Montalvo qui échoit au Cid. Les embestidas sont cependant magnifiques dans la cape, laissant le temps au torero de se repositionner entre les passes du fait d’un faiblesse du train arrière sans effet néfaste sur ses attaques. Les capotazos sont en dessous du niveau offert par le bicho. Le toro combat en brave au cheval malgré les mauvaises piques règlementaires. Cid est applaudi dans un quite par véroniques. D’un quite de Luque il convient de ressortir une véronique et la demie. Alcalareño salut pour sa deuxième paire. Les magnifiques embestidas du toro sont brisées par une chute et une vuelta de campana qui affectent la patte avant gauche l’empêchant de poursuivre avec la même qualité. Les muletazos confirment en ombre chinoise les grandes qualités du toro. Entière trasera, caida et légèrement tendida de mauvaise exécution. Silence pour le toro et pour le torero.
Le quatrième plus léger fait une sortie tonitruante et donne de fantastiques charges dans le capote timoré du Cid. L’épreuve du cheval déclenche les mêmes symptômes de faiblesse que pour ses frères. Mouchoir vert. Le sobrero également de Montalvo est attendu avec crainte compte tenu de la faiblesse de ses congénères. Anovillado il est distrait et prend la cape avec désintérêt. El Cid le mène au cheval dans le style des banderilleros, et le bicho refuse le combat sous la pique. Il est manso. Le tiers est changé sans pique digne de ce nom. Les banderilles se déroulent en mode capea. El Cid fait l’effort pour conserver le toro dans la muleta et arrache des séries qui font illusion sur le public en mettant en scène les déplacement nonchalants du bicho. Deux pinchazos et une entière vilainement portée. Sifflets au toro et silence.

Le second Montalvo est massif et pensif. Le toro saute dans le capote et se retourne fort. Luque dessine d’excellentes véroniques très templées et oblige le toro à humilier. Il remate par chicuelina et recorte à une main. Magnifique première pique de part du Montalvo et du picador Juan Francisco Peña. Quite énorme d’entrega de Luque par chicuelinas. Le bicho s’arranque au galop pour la seconde pique. Il aurait du être placé plus loin. Quite de Pepe Moral par véroniques inégales et demie. Bonne prestation d’Abraham Neiro aux banderilles. Brindis au public. Début de faena en retrait de Luque, puis bonne série à droite où les qualités du toro sont plus visibles. Il s’est cependant bléssé à la patte avant droite et le reste de la faena s’en ressent. Les charges se raccourcisses et la faena va a menos, sans autre option. Bajonazo atravesado et silence.
Le quinto sort abanto et Luque tente de le recevoir à gemoux par véroniques. Mauvais choix rectifié par véroniques en tablier et demie. Les deux piques se font sur le passage et mal. Le tiers de banderilles est longuet. Après une entame hésitante Luque impose deux séries à droite à distance réduite avant que le rythme ne revienne à un niveau soporifique ce qui pousse le public à protester. Pinchazo suivie de 3/4 d’épée trasera et caida. Silence.

Magnifique galop du tercero qui montre déjà une boiterie dès la sortie du toril. Il est distrait dans les premiers capotazos. Pañuelo verde.
Le sobrero de Montalvo est castaño et sérieux et voit ses superbes embestidas tronquées également par une faiblesse des pattes. Les mauvaises piques n’arrangent rien. Le toro y a moins de classe que ses frères. Brindis au public. La décision de Pepe Moral se trouve entravée par la faiblesse du Montalvo. Pinchazo hondo puis entière caida. Silence.
Le dernier Montalvo trébuche dès sa sortie mais permet tout de même à Pepe Moral de constater que le bicho serre à gauche dans les véroniques servies en avançant vers le centre. Le président résiste aux protestations du public pour faiblesse du toro. Moral fait l’effort pour embarquer en rond l’invalide dans deux séries droitières qui lancent la Banda. À partir de là la faena va à menos et dûre en longueur. Le public prend cependant partie pour le torero qui agrémente le vide par fioritures et arrimon. Entière d’effet rapide. Oreille. René Philippe Arneodau.

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