Séville 18/04/2015 Manzanares une et une dans une ambiance loin des canons de Séville

imageManzanares a convaincu par une entraga évidente, dans des circonstances médiocres et a failli faire plonger la Maestranza dans le grotesque. La corrida de Victoriano del Rio a confirmé l’opinion générale que les lots de la Feria on été achetés au rabais et donnent des résultats en concordance.

Paco Lama de Góngora prend l’alternative des mains d’Enrique Ponce, témoin José Maria Manzanares face à Amante n° 35 de Victoriano del Rio, né en 08/10 pesant 532 kg. Le vent et la tête haute du Victoriano en sortie de capotazo rendent l’entame peu lucida. La première pique basse est donnée en carioca. La seconde pique est un simulacre. Enrique Ponce dans un bref quite par véronique montre au toricantano qu’il y a une bonne corne et matière maintenant que le bicho semble humilier. Paco Lama répond donc par un quite en chicuelinas et larga. Curro Robles salut après deux paires appréciées du public. La cérémonie a été entravée par un retour impromptu du toro mal tenu par la cuadrilla. Brindis à la Maman. Le début de faena est électrique surtout à gauche. Le public encourage une première série inégale et à mi hauteur sur la corne droite. Le toro va à menos dans la seconde série à droite. Le public pardonne la soseria du toro et la musique accompagne après la troisième série droitière. À gauche la molesse culmine, la musique s’arrête et Paco revient à droite pour composer les ultimes figures à cet opposant qui avance, maintenant, au pas et qui finit par attirer les sifflets de quelques uns. Pinchazo, deux pinchazos hondos et descabello. Ovacion et salut au tiers.

À Enrique Ponce échoit le toro le plus lourd du lot, haut mais fin et montado. L’animal est hésitant et c’est Ponce qui s’avance pour des véroniques volontaires mais de peu d’entrain de part du bicho. La première pique se fait au cheval de réserve et le toro en sort affaibli et découragé. La seconde pique est prise dans les terrains normaux avec la tête relevée. Cérémonie de retour des trastos. Ponce plie le toraco par le bas avant de le fixer à droite en se faisant toucher la muleta. Plusieurs tentatives permettent finalement d’imposer des muletazos personnels et dominateurs à droite. A gauche rien n’est possible le bicho n’avance plus. Entière caida en restant sur le front. Silence.
Le quatrième, Toros de Cortes, est comme le troisième léger, sans trapio et saute dans la cape de Ponce qui ne force pas la chance. Le bichito se bat par cabezazos au cheval d’abord puis en simulacre. Le travail de Ponce est un acte de mesure et patience qui n’aboutit pas. Reste l’effort et quelques muletazos esthétiques. 3/4 d’épée en arrière, tendida et caida. Pitos au toro et Silencio.

Le tercero est un Toro de Cortes sans trapio qui se retourne rapidement dans le capote facile en véronique de Manzanares. Il termine par un recorte vistoso à une main. Le bicho prend deux piques comme il peut. Il attaque avec tout son corps l’engaño ce que confirme les passes de tanteo de début de faena. Le piquant du toro ne convient pas à Manzanares durant le trasteo jusqu’à ce que le vent découvre le Matador à gauche et qu’il passe à côté de l’accrochage. Il solutionne en revenant à droite en une série de trois passes remate inclu qui lui vaut d’être applaudi. Il répète les séries courtes et accrochées. La faena avait débutée en sombra et se termine en sol le torero donnant la sensation de se bagarrer avec le bicho dans des passes por dentro le long des planches au grand plaisir du tendido 11. L’entière desprendida lui vaut pétition et oreille.
Le quinto vulgaire de présentation, cornidelantero, n’inspire rien de bon à Manzanares à la cape. Il y a aussi l’excuse du vent. Le Victoriano est piqué en arrière, s’endort puis retourne pour une bonne pique dont il sort en attaquant tous les capotes avec alegria. Le moment de la tarde vient à la troisième paire de banderille de Curro Javier qui exécute un sesgo por dentro sur une attaque inopinée du toro. Il salut avec Luis Blazquez. Manzanares profite des charges véloces pour réveiller le public et lancer la musique. Les séries se suivent avec les deux mains dans le style maison de séries courtes, marginales, se faisant enfermer au troisième muletazo jusqu’à ce que le toro se raja. Un nouvel arrimon por dentro en tablas finit par mettre le feux au même tendido 11, feux qui se propage au reste de la plaza. La même estocade entière et caida déclenche une forte pétition de deux oreilles à la Benidorm, avec une oreille accordée.

Paco Lama passant après Manzanares peut profiter de l’euphorie. Le dernier Victoriano bien fait et armé est accueilli par des delantales brouillons et demie. Le toro pousse tête haute sous le fer, puis retourne de loin et sort seul immédiatement. Excellente banderilles de Cándido Ruiz. Le toro a du moteur. Brindis de Lama à ses compañeros de cartel. Lama mène au centre le toro que les banderilleros viennent de mener à tablas. L’application de préceptes de toreo moderne font que le nouveau matador est mis en difficulté. Puis le moteur du Victoriano rend les armes. Suivent des toques répétés pour peu de résultat. Le final de faena est une tentative de copie de celle du témoin d’alternative. Trois Pinchazos en lo alto. Silence. René Philippe Arneodau.

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