SEVILLE 24/04/2012 Une oreille au troisième et deux vueltas au cinquième Victorino pour FANDIÑO.

Corrida bien présentée de Victorino Martin, sans être excessivement agressive.  Lot noble dans l’ensemble avec les caractéristiques habituelles des Saltillos nécessitant une lidia et un toreo adaptés. ¾ des gradins étaient remplis, il faisait beau et chaud.

Le premier de FANDIÑO remate dans le burladero et avance en Saltillo dans le capote.  Fandiño lui donnes des véroniques propres prenant la mesure de l’embestida.  Bien piqué à deux reprises le toro s’emploi sous le peto.  David MORA lui donne un quite par veroniques et la media.  En banderilles le Victorino est mal conduit par Miguel Martin.  Jarocho se distingue au deuxième tiers.   Brindis au micro de Canal.  Alors que Fandiño semblait avoir pris la mesure de son opposant au capote il est mis en difficulté en début de faena.  Le toro se colle alors que le Maestro torée fuera de cacho.  Lorsqu’il réduit l’écart, en perdant deux pas à la sortie de la passe et laissant la muleta devant le museau le bicho va mieux sur une série à droite.  A gauche l’embestida est plus violente, la muleta est accrochée et Fandiño rompt.  Retour à droite  pour une dernière série avant que le toro ne développe du sentido.  Entière desprendida.  Applaudissements au toro et saludo al tercio pour Fandiño.

Le second de FANDIÑO jette les pattes dans le capote puis vient en marchant.  Le Maestro l’emmène au centre où il est laissé pendant que se positionne le picador.  Ni un capotazo, parfait.  Bien piqué par Pepe Aguado, avec toreria à la deuxième, le bicho est passé par Mora dans un quite par chicuelinas accroché à la troisième.  Ovacion pour le picador.  Le Victorino a du gaz dans ses attaques de début de Faena.  Il va loin et Fandiño tient sa position en sortie de passe pour lier la suivante en trois séries à gauche dont deux au centre de la plaza .  Vibrant !  Deux séries à droite pour terminer la faena, une fuera de cacho en évitant pourtant que le bicho l’enferme et la dernière en deux parties a menos, Fandiño étant mobile.  Le toro a obéit aux toques pendant la faena.    Entière contraria tendida.  1 oreille.  Applaudissements au toro.

Le dernier de Fandiño sera probablement celui des grands regrets.  Vous lirez que le président lui a refusé l’oreille, mais la pétition était minoritaire.  J’aime beaucoup Fandiño mais je dois dire que je pense qu’il est passé à coté d’un grand triomphe avec ce Victorino.  Le bicho sort en manso, arrêté pendant un long moment.  Fandiño le mène au centre mais on voit bien que l’embestida est par le bas et longue.  Deux rencontres au cheval sans grand intérêt.  Le toro est tardo en banderilles.  La première série complète à droite confirme les qualités du toro. Le toque de Fandiño est sûr et le Victorino réponds et va loin.  La suivante est du même registre.  Puis dans la troisième série droitière Fandiño reste fuera de cacho le toro lui arrache la muleta.  Une fois changé l’engaño le Maestro revient sur la droite pour une série liée , le toro empapado dans la muleta.  Suit une série à gauche croisé et en perdant un paso pour enchainer et le pecho.  Un retour à droite marque une baisse de ton notable, la musique s’arrête.  Une grande épée termine cette faena qui n’est pas allée aussi haut qu’elle aurait pu.  Toro à peine applaudi.  Petition minoritaire, double vuelta et bronca au président.

David MORA sert à son premier adversaire de notables véroniques dans lesquelles le bicho est meilleur sur la corne droite.  Aquerenciado en tablas le bicho refuse deux fois la confrontation avec la cavalerie.  Il est bien piqué mais ne s’emploi pas.  Il est tardo en début de faena et MORA n’est pas à son aise.  Le toro reste dans les chevilles.  Le passage à gauche fait un instant illusion avec une passe arrachant le “bien” à la Maestranza.  C’est un feu de paille et la faena se termine sans émotion, le bicho arrêté.  Entière en avant, en perdant la muleta. Un descabello.  Salut au tiers.

Le second de MORA permet un début vibrant, galopant pour tranverser toute la plaza pour rejoindre le peon qui l’appelle et en percutant le burladero.  MORA lui sert une larga cambiada de rodillas et des véroniques terminant avec des adornos fleuris, media, revolera, pases a una mano.  Le Victorino s’emploi peu dans une première pique basse suivie d’un quite de MORA par véroniques et la demie qui sans êtres brillantes montrent que MORA est a gusto.  Après une deuxième pique en avant MORA invite le Sobresaliente Fernandez Pineda à effectuer un quiteBrindis au Public.  Dans les trois premières séries accélérées et droitières le bicho qui attaque avec vivacité gagne la partie.  Puis à gauche quelques passes montrent qu’en laissant la muleta devant le museau, le toro va.  Pourtant les passes en hauteur ou mi hauteur qui suivent gâchent les bonnes impressions.  Le toro se met à douter et un retour à droite va a menosPinchazo et entière bien placée.  Silence.

Le mano a mano se termine avec un Victorino qui met bien la tête par le bas dans le capote et va loin.  Il s’emploi peu en varas et s’emploi dans un quite très réussi par gaoneras et revolera de Fandiño.   Mora réplique par véroniques, mieux à droite.  Le toro est arrêté en baderilles et Chano fait tout le travail pour poser deux paires fêtées.  Victor Manuel Martinez aussi.  Les deux saluent.  Durant la faena MORA va alterner les passages al hilo, fuera de cacho et en se croisant, comme s’il n’était pas certain de la technique à employer. A la cinquième série le toro se raja et tout ce qui suit n’a plus de relief.  ¾ d’épée bien placée.  Silence.

La corrida de VICTORINO a eu des qualités et des défauts.  Mais elle fut noble et certains exemplaires avaient un recogido non négligeable.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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