SEVILLE 28/04/2012 La météo affecte la Corrida de TORRESTRELLA. 1 Oreille pour El FANDI.

La Corrida de Torrestrella était dans l’ensemble bien présentée et à certains moments a montré des qualités qui, si on veut laisser le bénéfice du doute, auraient pu s’exprimer autrement si les contingences avaient été autres.  Cependant ce qui fut visible est un manque de fond.  La météo était exécrable avec pluie et vent à partir du troisième toro et jusqu’à la fin de la corrida.  Le ruedo était en piètre condition.  Les arènes quasiment remplies.

Manuel Diaz El CORDOBES a effectué un passage discret à la Maestranza.  Son premier est un burraco bien présenté qui ne s’intéresse pas au capote d’El CODOBES mais met bien la tête dans celui de Raul Caricol en deux occasions.  Piqué en carioca à la première rencontre le bicho se plaint des benderilles après que PADILLA lui ait servi, en quite, deux chicuelinas et la media par le bas, toreadas et templadas.  La faena est de “ni fu ni fa” la muleta touchée en certaines occasions et les passes données, sans les terminer, en ligne droite.  Le Torrestrella finit arrêté. Pinchazo et espadazo d’effet rapide.  A son second El Cordobes donne quelques capotazos sans relief avant de l’envoyer al relance au cheval où il sera piqué fortement.  Nous dirons que la vulgarité de sa faena est fortement due aux conditions météo au moment de la faena.  Les mêmes techniques qu’au premier sont employées. Entière en todo lo alto.  Salut au tiers.

Juan José PADILLA finira peut être par se dire qu’il ferait mieux de retourner à ses ganaderias d’avant.  Son premier Torrestrella reste inédit au capote après qu’il ait été désarmé.  Le toro est piqué en carioca,  puis la pique est seulement posée à la deuxième rencontre.  Le bicho montre déjà des signes de faiblesse.  Quite d’EL FANDI par deux chicuelinas et revolera en donnant le pas de coté.  Padilla et Fandi exécutent un tiers de banderillas fêté compte tenu des circonstances.  La faena est tronquée du fait que le Torrestrella n’avance pas.  Espadazo.  PADILLA acceuille son second par larga cambiada de rodillas, veronicas, chicuelinas et revolera. Il emmène le toro au cheval par chicuelinas andando.  Le bicho se défend avec la tête levée au cheval, la deuxième pique étant seulement posée.  Padilla laisse banderiller sa cuadrilla.  La faena ne décolle pas.  Le toro s’allonge au sol dès la première série et ne se récupère plus.  Entière desprendida d’effet rapide.  Salut au tiers.

EL FANDI a profité de la médiocrité des circonstances pour couper une oreille à son premier.  Il lui délivre deux largas cambiadas de rodillas et un excellent capoteo par veronicas surtout sur le piton gauche.  Il fait peu piquer le toro et exécute un quite par chicuelinas, Tafalleras et media moyennement réussis du fait du vent.  Les banderilles sont partagées avec Padilla.  Brindis au public.  La faena est débutée à genoux, aux tiers, le bicho aux planches dans une série plutôt réussie.  Le toro transmet par son galop.  La série suivante est lié puis FANDI n’est plus à son aise.  Cela n’empêche pas la musica de jouer “festivement” alors que le toro et la faena vont a menos.  Entière en arrière et atravesada.  Pétition  et une oreille.  Le dernier de la corrida est inédit au capote car il ne s’y intéresse pas, surtout à gauche.  Il est peu piqué alors que FANDI fait un quite par navarras.  Il pose aussi les banderilles.  Le Torrestrellea alterne les embestidas basses et longues avec les attaques par à-coups.  Il va a menos face à un FANDI qui tente longuement de le mettre dans la muleta, sans succès.  Comme au premier la musique a jouée. Entière desprendida atravesada. Pétition d’oreille.  Vuelta.

Entre hier et aujourd’hui il y eut un monde de différence.  Et pas seulement à cause de la météo.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
Ce contenu a été publié dans Séville, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.