29/04/2011 SÉVILLE : LE JULI, MAÎTRE DE LA MAESTRANZA

El JULI est venu, a voulu et a pu. Il est venu avec l’âme d’un Novillero cherchant à se gagner la vie avec un triomphe en grand. Il a voulu là où ses compañeros se sont abstenus et il a pu réaliser ce qu’il avait décidé de faire avec brio et détermination.
La corrida de GARCIGRANDE avait de toute évidence été sélectionnée pour le cartelazo de figuras du jour. Bonita pour les toreros, elle a offert, sinon de la bravoure, au moins de la mobilité et de la noblesse. Parcequ’il ne s’agissait pas d’une corrida de bandera il fallait apporter ce que les toros ne donnait pas. JULI à donné. Le premier et deuxième Garcigrande ont lutter à la mort.
Le premier de PONCE est tardo, parado et quand il se déplace il se freine dans l’engaño. En varas il donne une pelea de manso, puis dans des passes pour le mesurer il passe mieux dans le capote de Ponce. Ponce le place pour la première paire de Banderille. On pense qu’il lui trouve des qualités. En fait il n’en sera rien. La faena ne décollera jamais et Ponce ne donnera pas l’impression d’être a gusto. Despegado, embroques por fuera, pas de rythme, et du mal à tenir son terrain. Un pinchazo, un metisaca en los bajos, Aviso et ¾ de lame très basse, atravesada et trasera. Avec son second on se demandait si piqué par les deux oreilles du Juli, Ponce allait relever le défi. Ce quatrième Garcigrande galope et s’emploi plus dans la première pique. Au capote Ponce avait été aérien toréant avec légèreté. Le toro continue à galoper en Banderillas et a de la chispa. Les premières embestidas de la faena son vibrantes. Trincheras et doblones de Ponce dans son style réfléchi maintiennent l’espoir. Puis sa position fuera de cacho termine par désintéresser le bicho autant que la muleta qu’on lui présente. Pinchazo, ½ espada trasera et descabello. Aplausos au toro et Silencio pour Ponce.
Lorsque Ponce pense, El JULI attaque. Face au premier opposant abanto il se place au centre pour l’obliger dans des véroniques sincères avec une préférence pour le piton gauche. Le toro est manso au cheval. Le toro ne semble pas avoir de classe. Cayetano entre en quite et le résultat est quelconque. Juli s’avance pour répliquer et BOUM !!!!!!!!! Quite par véroniques mandando, Llevando, cargando la suerte. La maestranza se réveille. Brindis au fils de Juan Pedro Domecq. Puis cinq tandas attaquées en los medios dans une démonstration de poder et de décision unique dans l’escalafon actuel. Toreant parfois avec une grande lenteur et se passant le toro très prêt. Toujours parfaitement placé. Après un susto à gauche, il reprend la droite puis revient sur la corne gauche pour dire aqui estoy y mando yo. Impressionnant de firmeza. Dans les derniers muletazos le corps du JULI est abandonné et la main droite basse. S’il faut trouver un défaut alors disons que le Julipié a laissé une lame un peu trasera, desprendida et tendida. Mais personne ne s’en est préoccupé. Pétition globale des deux oreilles concédées. Nous savions tous que Juli allait sortir pour triompher à son second. En fait il s’est inventé un toro qui n’avait aucune qualité particulière sinon celle d’être tombé entre ses mains. Juli a été por encima del toro du début à la fin. Juli ataca, et pendant que le toro va a menos lui va a mas et s’expose. Rythme, profondeur, lenteur dans une faena essentiellement droitière avec un cambio de mano énorme et une fin de faena variée et riche en détails. Un pichazo en entrant de suma verdad et une entière dans le même style. Une oreille demandée avec force . Juli bléssé à la main gauche se retire à l’infirmerie pour ressortir pour la Puerta del Principe.
Dans cette atmosphère, le moins que l’on puisse dire c’est que ce ne fut pas le jour de CAYETANO. Et mieux vaut ne pas détailler. Pas de désastre seulement la terrible impression que rien ne fonctionne et rien ne passe la rampe. René Philippe Arneodau.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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