MADRID 01/10/2015 AUTANT EN EMPORTE LE VENT

L’étonnement est venu du fait qu’un lot aussi disparate et mal présenté ait pu être lidié à Las Ventas. Rajouté à un manque de caste et de force, il ne restait plus que les novilleros pour donner la vuelta a la tortilla. Eux auront comme excuse le vent qui a rendu le peu qu’il restait à réaliser compliqué. Mais il faut bien le dire, les novilleros ont paru un peu dépassés par les circonstances et sans imagination.

Le novillero Filiberto ouvre la Feria de Otoño, et se présente à Madrid, face à un El Torreón terciado. Le travail de cape est brouillon par véroniques pieds joints et chicuelinas brusques et accrochées. Le vent est protagoniste. Le novillo prend deux varas la première en poussant dont il sort fébrile et protesté, la seconde dans le flanc à la volée. Brindis au public protesté par le 7. Le novillo trébuche dès les premières passes par le haut. Même les derechazos à mi hauteur ne l’empêchent pas de tomber. Après passages sur les deux cornes y compris bernardinas poussives, Filiberto estoque l’invalide par deux pinchazos et plusieurs descabellos. Silence.
Le quatrième, second de Filiberto, rondelet et peu armé, permet au novillero de dessiner quelques véroniques au ralenti avant que le vent ne s’en mêle. Le bicho prend une pique de profil contre le peto tête relevée. Il pousse un peu sous la seconde. Marcos tente un quite par chicuelinas qui se termine en désarmé. Nouveau brindis au public. La novillero cite depuis le centre pour derechazos dans lesquels le novillo se dégonfle à vu d’oeil. Gêné par le vent le Murciano lutte plus avec les éléments que l’adversaire, surtout à gauche dans des naturelles valeureuses, ce que le public lui reconnait. Bernardinas muleta présentée très haute. Pinchazo sur le coté avant entière basse et atravesada. Division et salut.

Alejandro Marcos touche un premier adversaire qui embiste avec énergie dans des véroniques désunies, tête baissée et en avant. Le El Torreón s’emploie sous deux piques portées en arrière. Galdos effectue un quite déstructuré. Début de faena en obligeant le toro par le bas. Les embestidas ont perdu la vibration du début et Marcos les conduit avec douceur et en levant le pied car le novillo donne des signes de faiblesse. A gauche comme à droite les muletazos sont en ligne et manquent de transmission. Le Salmantino insiste alors que le toro n’avance plus. Pinchazo avant entière contraire et atravesada. Avis et deux descabellos. Silence.
Le quinto est un bichito zancudo, culo pollo, avacado. Mouchoir vert suite à la chute après la première pique. Il est remplacé par un Dolores Rufino juste de présentation aussi, lavado de cara. Il se comporte en manso et évite longuement les capes. Marcos n’arrive pas à le fixer. Manso au cheval le Rufino se balade dans toute la piste pour ne pas retourner au cheval après un premier refilon. Le picador le coinçant vers les planches par deux fois. Le tiers de banderilles s’effectue tout autour du ruedo. Début de trasteo genou plié muleta à droite. Le novillo proteste dans les derechazos et le novillero ne soumet pas l’indocile. Les muletazos sont superficiels main à mi hauteur. À gauche il baisse la main et prend le dessus à tel point que, dans la deuxième série, le novillo se raja. Nouvelle tentative à droite avec les mêmes défauts. Puis à gauche le bicho imbiste avec difficulté. Entière atravesada et plusieurs descabellos avec avis. Silence.

Joaquín Galdós débute avec un novillote dont les charges sont irrégulières comme le travail de cape du Péruvien. La première pique est réalisée en désordre, en rectifiant le fer à plusieurs reprises, sauf là où il faut. La seconde est un simulacre car le bicho accuse le coup. Quite anodin de Filiberto par chicuelinas et larga. Brindis personnel. Beaucoup de maniérisme du novillero pour un résultat insignifiant compte tenu de la faiblesse et du manque d’entrain du novillo qui termine arrêté. Pinchazo et enti?re. Plusieurs descabellos. Silence.
Le dernier novillo est le seul à la corpulence digne de la plaza. Par contre il ne passe pas dans la cape de Galdós qui ne prodigue que des va et viens. Deux piques sont prises rapidement. Quite personnel de Filiberto par chicuelinas et revolera. Raul Adrada salut pour une excellente seconde paire de banderilles, moment fort de l’après midi. Galdos commence par derechazos accélérés. La charge est incomplète, tronquée et le vent complique l’affaire. À gauche Galdós renonce. Final droitier poussif à toro éteint. Pinchazo puis 3/4 de lame delantera, contraria, atravesada et perpendiculaire. Descabello. Silence.

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