Madrid 27/05/2013 0 oreilles et vueltas pour trois Novilleros qu’il faudra suivre.

Le sable des arènes est, à l’heure du paseo, très humide avec des flaques d’eau importantes, devant des gradins remplis à plus des deux tiers.  Du lot de Carmen SEGOVIA seul le second avait des embestidas pour toréer long.  De la CASA et RITTER se présentaient à Madrid.  Les trois Novilleros ont montrés, sans triompher, des caractéristiques de personnalité qui font qu’on les reverra avec intérêt.

Tomas CAMPOS entame la novillada avec un Carmen SEGOVIA bien roulé, montado, pointes courtes vers l’avant.  Les premières embestidas sont de grande qualité sur les deux cornes mais il ne répète pas.  Les capotazos sont limpios mais peu intenses.  Le novillo anticipe l’attaque au cheval, encore un animal qui se ballade dans le ruedo à sa guise.  La seconde pique est une carioca, le toro s’emploi plus dans cette rencontre que dans la première. Le quite de Curro de la CASA par delantales est tronqué car le novillo ne répète toujours pas .  Les embestidas restent excellentes.  Brindis au public.  Ayudados en los medios et remates par le bas, muleta accrochée.  Derechazos par à-coups où le novillero démontre fermeté et bon concept chargeant la suerte, dans deux séries qui manquent de lié.  Idem à gauche avec le novillo allant a menos.  Retour à droite toujours de une en une terminant en arrimon à gauche et désarmé. Manoletinas abandonnées car le novillo est arrêté.   Entière de bonne exécution  perdant la muleta, mais en arrière, de coté et tendida.  Silence.

Le quatrième  est un toro pour de nombreuses autres arènes, trapu, acucharado de cornes.  Tomas CAMPOS  n’arrive pas à le mettre dans le capote qui reste en concept de va et vient.  La première pique en arrière voit le novillo lever la tête et sortir seul rapidement.  La seconde encore en arrière est un peu plus bataillée.  Quite de De la CASA par cordobina et demie pour la forme.  Tiers de banderilles compliqué.  Le novillo semble avoir développé des défauts.  Le bicho vient fort et violent dans les premiers muletazos, tirant derrotes vers le haut.  Il se colle sur les deux cornes et met CAMPOS en danger.  Il poursuit à gauche dans les mêmes terrains  et s’impose dignement à base de valor plus que de technique.    Il continue donc à gauche et tire des naturelles de une en une à cet opposant rebrincado.  Revenu à droite  les embestidas sont toujours violentes vers le haut avec colada lors du  pecho sur la corne gauche.  Encore un passage à gauche  sans réussite avec désarmé.  Epée contraire, atravesada et tendida.    Descabello.

Curro de la CASA est opposé à un exemplaire moins développé de trapio que le premier, armé vers l’avent et légèrement vers le haut,  abanto.  Il fait reculer le novillero et le met en difficulté car il n’arrive pas à canaliser l’embestida désordonnée et vers le haut du bichito.  Le Segovia porte la tête haute sous la pique, manseando dans les deux rencontres.  Quite de Sebastian RITTER par gaoneras empreint de culot face à un tel opposant.  Il déclenchent la première ovation de la novillada. De la CASA réplique par Tafalleras  applaudies.  Brindis personnel.  Le novillo attaque fort dans les premiers doblones.  Les derechazos qui suivent, en trois séries,  sont vibrant même si esthétiquement ils n’ ont que peu de relief.  Le novillero, un peu rigide,  a tendance à s’envoyer le novillo dessus au début. A partir de la quatrième série il le passe plus en ligne.  A gauche  le Novillero dessine les meilleurs muletazos de la faena alors que l’ayuda reste accrochée dans les poils du rabo.  Il répète sans lier avec des naturelles de qualité.  Bernardinas  terminées par un cambio de mano qui déclanche un olé.  Entière  en” Espada de la Rana” en arrière, caida et tendida, suivie d’entière  de meilleure positionnement. Palmas.

Le quinto a du volume et est un peu lavado de cara bizco et brochito.  Distrait, il finit par mettre la tête à mi hauteur dans les véroniques quelque peu rigides de De La CASA.  De plus en plus hésitant le novillo effectue un rodeo dès qu’il sent la pique et il fuit dans les deux premières rencontres.  Quite de RITTER par tafalleras.  A la troisième rencontre le picador arrive à le mettre en carioca et à le piquer.  Le bicho est incertain.  L’arrosage automatique du ruedo se met en marche en plein tiers de banderilles.  Dès la première série droitière De la CASA  oblige le novillo par le bas avec une décision qui contraste avec les incertitudes du Segovia.  Les derechazos sont du même acabi, sans douter, laissant la muleta sous le museau même si le résultat est un peu désordonné.  A gauche les naturelles  confirment la détermination et la fermeté du novillero.  Il poursuit à droite en avançant sur le terrain du toro,  l’obligeant en une série encore une fois de peu de résultat artistique.  Doblones genou plié.  Entière très en arrière et tendida.  Avis.  3/4  de lame de coté. Pinchazo.  Le novillero se profile loin et manque de technique.  Entière delantera et baja.  Second avis.  Divers descabellos juste avant le troisième avis.  Silence.

Sebastian RITTER , Colombien,  drivé par Antonio Corbacho, se voit attribué un novillo de peu de trapio,  fier et agressif de sortie,  à qui il donne trois véroniques avec une tranquillité contrastante.  Novillo au sol dès la première pique.  Quite par véroniques et demie très templées mais en tenant le capote du bout des doigts le faisant paraitre très grand.  Le novillo est fortement piqué.  Quite de CAMPOS par chicuelinasBrindis Personnel.  RITTER cite au centre muleta dans la main droite.  Le novillo galope et trébuche à juridiction.  Suit une série ferme et rythmée.  Dans La suite à droite la muleta est accroché puis jetée au sol.  Nouvelle tentative avec le novillo qui sautille pour attaquer.  A gauche la série d’abord enchainée, puis de une en une en se croisant, ne transmet pas au tendido.  Le novillo est fade à ce stade.  Manoletinas.  Entière desprendida, en arrière et tendida.  Silence.

RITTER termine la novillada face à un Carmen SEGOVIA de trapio sérieux armé vers l’avant.  Très à l’aise au capote dans des gestes extrêmement templés et parcimonieux.  RITTER est mis en danger en deux occasions durant la brega pour amener le novillo au cheval.  Sous la pique la pelea est sosa et le novillo en sort aplomado.  Il est piqué fortement dans les deux rencontres.  Brindis au public.  La faena  débute en tirant le bicho au tiers.  Le novillero attaque par arrimon aguantant les parones en tout début de faena. Il prend la main gauche et fait de même dans une attitude impressionnante jusque dans le pecho aguanté et arraché.  De nouveau à droite RITTER s’expose en obligeant le novillo à éviter son corps pour bouger la tête, puis il déclenche la charge par un coup de cuisse sur le piton. On dirait, dans les derniers muletazos, que le novillo pour éviter la muleta veut se cacher derrière le corps du torero.  Pinchazo.  Espadazo légèrement atravezado.  Avis, divers descabellos et le novillo se couche.  Palmas et salut au tiers.

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