SEVILLE 16/04/2013 Décevante corrida de Victorino

Pour l’Aficionado de cartel du jour était, sur le papier, un des plus intéressants de la Feria.  Les Victorinos ont été en dessous des attentes, manquant de caste et les toreros n’ont trouvé que partiellement les clefs de tels opposants.  Temps chaud, ensoleillé et plus de ¾ d’entrée.  Mano a mano El Cid et Daniel Luque.  La corrida correctement présentée sans être ce qu’il y a de mieux au campo de la ganaderia.

El Cid lance la tarde face à un Albaserrada qui réfléchit et remate aux planches à la fois.  Cid qui connait bien cet encaste, passe le bicho au capote avec aisance puis l’emmène au centre.  Le public protestera les trébuchements du toro durant tous le tiers de pique.  La présidence attend à bon escient car une fois passé les banderilles il se tiendra droit.  Piqué d’abord en arrière le Victorino pousse sous une carioca. La deuxième pique est bien portée et arrêtée rapidement.  Alcalareño pose deux paires très exposées et fêtées.  Le toro est fixe sur la muleta (fijo).  Dans cette faena avec un animal qui ne va pas spontanément jusqu’au bout des passes et reste parfois court, Cid arrive en milieu de faena à lier des derechazos auxquels il manque la partie finale car il se repositionne brusquement pour la passe suivante.  A partir de la tentative à gauche le toro va a menos.  Pinchazo et entière entière en arrière et horizontale suivi de descabello. Applaudissements éparses au toro et Palmas y saludo pour El Cid.  Avec son second El Cid essaye des véroniques sans succès.  Bien piqué le toro ne s’emploi pas et montre des signes de faiblesse (blandea), raison pour laquelle il est peu piqué à la deuxième rencontre.  Bien Curro Robles aux banderilles.  Le bicho est court dans la muleta et ne permet pas au Cid de s’exprimer. La faena se limite à quatre séries sur les deux cornes avec des passes données de une en une.  Entière desprendida d’effet rapide.  Sifflets au toro.  Légers applaudissements au Cid.  Son troisième opposant, sérieux, est manso dès la sortie en piste.  Il tourne et cherche les toriles.  Il y recontre le cheval à son arrivée en piste.  Bien piqué à la deuxième rencontre le toro sort dès le premier toque de capote.  Le tiers de banderilles est compliqué car le Victorino est probon (attend et met à l’épreuve).  El Cid ne se démonte pas et met de la volonté à son travail de muleta. De bons passages à droite dans lesquels il manque encore un tranco de passe  final.  On sent que le torero se bat contre le bicho et contre lui-même.  La tentative à gauche est limitée à des passes données de une en une ou de deux en deux. Pinchazo puis entière un peu en arrière.  Palmas y pitos au toro et Palmas plus saludo al tercio pour El Cid.

Daniel Luque a montré, somme toute, de l’aisance dans un registre qui n’est pas habituellement le sien, sans pour autant le dominer.  Son premier Victorino se retourne à l’envers dans tous les capotazos.  Il attaque le cheval avant qu’il ne soit en place.  Le picador chute du cheval alors qu’il avait porté la pique en bonne place.  La deuxième pique est de coté (caida) et en arrière.  Le toro est distrait.  Dans la muleta il avance tête souvent à mi hauteur et reste court.  Luque alterne droite et gauche, parfois fuera de cacho (hors de la trajectoire) arrivant par instant à bien absorber le toro dans la muleta jusqu’à ce qu’il se raja (abandonne le combat).  Epée en arrière (trasera) et deux descabellos.  Quelques sifflets au toro et quelques Palmas pour le torero. Luque accueille son second avec d’excellents capotazos meilleurs à droite. Le toro est mal piqué mais Luque est suave et tranquille au capote.  Quite par delantales et demie serrés.  Paco Peña se fait valoir en banderilles.  Brindis au public.  Luque essaye d’appliquer des techniques pour faire venir le toro.  Il retire la jambe de sortie mais le toro reste court, probon et soso avec la tête à mi hauteur sans jamais s’employer.  Entière atravesada, contraire, horizontale, et en arrière.  Descabello.  Sifflets au toro et silence.  La corrida se termine par Victorino avec lequel Luque est facil au capote.  Le toro est très bien piqué par Alfonso Sanchez, juste à l’arrière du morillo et le sang coule par devant la paletilla (l’épaule), fait rarissime de nos jours.  Il est applaudit. Quite du sobresaliente Fernandez Piñeda.  Abraham Neiro pose une superbe deuxième paire de banderilles et salut.  Luque sera moins à son aise durant cette faena dans laquelle l’animal vient au pas et regarde l’homme.  Luque se positionne fuera de cacho et fait même le pont à gauche, signe qu’il ne domine pas la situation à cet instant.  Pinchazo et entière desprendida, deux descabellos et fin en silence d’une décevante tarde de toros.

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