MADRID – 03/10/2013 Pas une vuelta durant la novillada de début de Feria de Otoño.

Le lot de Novillos de El Ventorillo correctement présenté dans l’ensemble, sans excès d’agressivité frontale, a été décevant dans le comportement offrant cependant quelques embestidas et de la mobilité dans certaines occasions qui, a mon sens, n’ont pas été utilisées comme elles auraient due l’être par trois Novilleros qui jouissaient d’une opportunité de montrer leurs capacités et désir dans la plus importante des plazas.

Le plus mûr des trois, Javier Jimenez, affronte un premier novillo bien en chair mais aimable de tête car étroit de pointe à pointe et un peu brocho. Il est reçu par des lances à pieds joints.  Il est mal piqué en gardant la tête horizontale.  Diego Fernandez propose un quite de deux chicuelinas, suivies d’une de face, compas ouvert et remate par cordobina.  Le novillo gratte le sol et se plaint en banderilles. Il proteste dans les capotes en galopant toutefois. Début de faena de nouveau pieds joints avec des toques qui dévient fortement le novillo  en terminant par le haut ce que ne prise pas le Ventorillo qui proteste.  Jimenez va engager des efforts pour faire passer le novillo dans son style c’est-à-dire en ligne, loin du corps, et ce au lieu d’adapter son toreo aux caractéristiques du bicho qui de surcroit ne termine pas ses embestidas.  La faena est peu dominatrice et mécanique et la muleta souvent touchée.  Final par molinetes.  Entière basse.  Son second Ventorillo est fin et plus offensif de cornes.   Les véroniques propres ne transmettent rien.   Mal mis en suerte et mal piqué en trois simulacres de rencontres le novillo reçoit une brega de capea.  En début de faena l’animal attaque fort.  Jimenez court la main en ligne encore et à distance.  Il faut toutefois noter un bon positionnement, jambe de sortie en avant en milieu de faena.   A gauches les toques son vers l’extérieur.   Manoletinas  en final.  Entière dans la croix.  Applaudissements au novillo.  Palmas et pitos auxquels le Novillero répond par salut en particulier à l’égard de ceux qui le proteste.

Diego Fernandez  remplaçait Sergio Felipe blessé.  Son premier Novillo haut sur patte (Zancudo) étroit de pointes remate fort contre les planches.  Dans un premier temps il entre fort dans la cape puis s’arrête et réfléchit.  Mal mis en suerte et mal piqué par un picador commandé par son cheval, le novillo est banderillé par le tercero Juan Cantora.  Le toreo de Fernandez est une recherche d’opportunité pour composer la figure en se positionnant notablement hors de la trajectoire du novillo.  Pas de domination.  L’animal trébuche et les toques sont vers l’extérieur.  Ceci n’empêche pas le novillero de monter qu’il est satisfait prenant les gradins à témoin. Les détails esthétiques sont sans fondement technique.  Entière caida.  Il salut pratiquement sans y être invité.  Fernandez reçoit son second par deux largas cambiadas à genoux suivis de delantales, chicuelinas et demie sans considération des terrains.  Il met en suerte au cheval par une larga afarolada.   Le ventorillo n’est pas piqué.  Miguel Martin pose deux grandes paires de banderilles et salut avec  Cantora qui n’a aucune raison de le faire.  Le début de faena par ayudados est plus esthétique que dominateur.   La faena est réalisée à base de mauvais positionnements, de déplacements, de muleta accrochée et de détails esthétiques qui semblent être la seule intention du novillero.  Entière desprendida et atrevesada en restant sur la tête.  Silence.

Juan Ortega affronte un premier torito cornigacho et cornicorto, fuyard qui tente de sauter.  Il ne répète pas dans la cape et doute.  Mal mis en suerte au cheval il est mal piqué mais pousse.  Quite de Jimenez par deux véroniques pieds joints et demie.  Le comportement du novillo est erratique.   Le novillero essaye de bien se positionner mais ne domine pas le calamocheo.   Le fait que le novillo se retourne vite et continue à poursuivre la muleta le met en difficulté.  En fin de faena le novillo s’immobilise.  Diverses tentatives à l’épée infructueuses sont suivies d’avis et descabello.   La novillada se termine avec un novillo abanto qui pousse sous une bonne pique mais avec la tête à l’horizontale. Quite d’Ortega par chicuelinas.  La seconde pique très en arrière est encore poussée.  Brindis au public et faena  dans laquelle la muleta est touchée dès le début.  Le novillero montre plus d’attitude que de toreo.  Le bicho semble donner de bonnes embestidas par le bas mais les passes sont sans profondeur et sans domination.  Macheteo final, voltereta en pinchan, ¾ de lame qui s’enfonce seule.  Avis avant descabello.  Quelques palmas au toro et silence.

Demi-entrée pour cette novillada sans classe du Ventorillo qui permettait plus que ce qui en a été tiré.

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