BILBAO 30/08/2015. UREÑA UNE OREILLE À CHAQUE TORO.

Bonne corrida de Victorino qui a combattu au cheval, s’est déplacée, mais a aussi eu ses moments d’incertitude et de comportements irréguliers. Lot correctement présenté dans l’ensemble. Les toreros ont été dignes, particulièrement Ureña dont la sincérité technique est évidente.

imageLe premier Victorino est hésitant dans la cape de Rafaelillo qui ne réussit que quelques véroniques avant de mener le toro au centre. Ce Bicho prend deux piques , la première en mettant les reins. Le quite d’Escribano par delantales est donné en bougeant. Brindis au public. Les premières embestidas sont agressives et Rafaelillo se bagarre par le bas. Dans les derechazos le toro est d’abord décomposé et Le torero pas à l’aise, mais clairement volontaire. Lorsqu’il arrive à les templer les charges sont courtes. À gauche le Murciano a le déclic. Il aguante et temple. Le toro le respecte dans des naturelles pures par le bas. Il a ensuite des difficultés à reproduire car le bicho est irrégulier. Rafaelillo est obligé de se repositionner entre les passes. Il le fait toujours en se croisant avec encore quelques naturelles superbes. Un pinchazo en lo alto et entière contraire en passant au guichet. Deux descabellos. Palmas au toro. Salut au tiers.
Le second Victorino de Rafaelillo est harmonieux. Le torero le reçoit par larga cambiada à genoux et delantales avant désarmé auto solutionné avec toreria. Le tiers de pique de Juan José Esquivel est apprécié du public. Refaelillo veut bien faire dans les premiers muletazos donnés par le haut. Il est désarmé. Ensuite il compose la figure sans que les trajectoires soient au diapason. À gauche la faena va a mas car les muletazos sont plus serrés et templés, malgré quelques scories. L’intensité retombe à la fin car Rafaelillo doit marcher avec le bicho. L’estocade est très en arrière. Avis. Descabello. Palmas au toro. Salut au tiers.

imageLe second est un bicho massif sans trapio défini. Il ne permet pas de toreo de cape à Escribano. Le bicho s’emploie longuement sous le fer puis est épargné à la seconde rencontre mais il saigne abondemment de la première rencontre. Les banderilles posées par l’espada sont faciles et au goût du public. Escribano semble dubitatif dès le tanteo et les derechazos. À gauche il se force pour des naturelles mécaniques. Suivent des derechazos accompagnés de la musique et des naturelles finales dans le même esprit pinchazo et entière trasera et caida. Palmas au toro qui est mort debout. Salut au tiers.
Le quinto est reçu par véroniques sporadiques d’Escribano. Le Victorino semble vouloir embestir avec plus de profondeur. Il s’emploie sous la première vara, la seconde est écourtée. Le toro coupe du coté gauche et encorne Juan José Dominguez durant la la lidia en banderilles posées avec efficacité par Escribano. Les banderilleros ont perdu pied face au bicho. Le toro embiste comme pressenti à la cape grâce à la détermination et l’aguante du torero. Escribano exécute les naturelles mécaniquement aussi. Il poursuit longuement à droite pour bien montrer qu’il a pris la mesure du toro dans une faena efficace faute d’être profonde. Bajonazo trasero. Plusieurs descabellos. Palmas au toro. Ovation et Salut au tiers.

imagePaco Ureña voit sortir un Victorino avec moteur qui s’arrête d’avancer dans les premiers capotazos. Le bicho n’est pas vaillant sous deux piques en arrière. Brindis au public. Le début de faena jambe pliée ne transmet pas. Ureña se fait avertir à droite par un toro qui avance lentement en réfléchissant. De temps à autre il reste dans les chevilles. Ureña est vaillant et ferme. À gauche les toques sont donnés sans marge de manoeuvre avec aguante. Le torero ne triche pas malgré les incertitudes du bicho. Ureña connecte avec le public avec des derechazos totalement relachés mais dénaturés par la charge irrégulière du Victorino. Grande exécution dans l’estocade qui est trasera et tendida. Oreille.
Ureña conclut la Semana Grande de Bilbao face à Jaqueto. Il dessine les meilleures véroniques de la feria, mains basses et corps relaché, considérant qu’il le fait a un Victorino. Le toro s’emploie sous deux piques. La faena débute avec une sincerité maximale même si le résultat est en demi teinte. Le toro a tendance à relever la tête à mi passe. À gauche les naturelles sont longues tirées main basse et c’est encore le toro qui rompt l’harmonie. Les cites sont toujours donnés sans rechercher aucun avantage, les cornes passent au plus près. La fin de faena est poussive car le toro a pris querencia et n’avance plus. Ureña insiste à le toréer en tablas. Espadazo. Oreille. Palmas au toro.

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