Mariano de la Viña

De son nom complet, Mariano de Mingo Simón,  Mariano de la Viña doit son apodo au grand père Valeriano de Mingo Jiménez « El Chico de la Viña » qui fut en son temps novillero avec picadors, empresario et éleveur. Son père, Mariano de Mingo Molina (1936-2013) lui aussi portait le même “nom de guerre” lorsqu’il était novillero. Il était aussi connu comme veedor et apportait ses services à plusieurs empresas et fut même professeur de l’Ecole Taurine d’Albacete. Né à Albacete le 12 octobre 1968, Mariano de la Viña est le cousin germain du  matador Rafael de la Viña, qui eut ses heures de gloire à la fin des années 80 et début 90, retiré depuis,  ayant exercé par la suite la fonction d’apoderado. De cette ambiance familiale, Mariano ne pouvait faire autrement qu’embrasser la profession de torero mais, sans passer par les étapes habituelles, il entrait directement en qualité de banderillero dans la cuadrilla de son cousin dans un festival sans picadors en 1985 dans le village de Villanueva de la Jara (province d’Albacete). Donc, fait curieux, il ne prenait ni la muleta, ni l’épée pour devenir seulement un des toreros de plata les plus en vue. Après ces débuts, il continuait aux ordres de Rafael de la Viña, de Gonzalo González, Raúl Zorita, Víctor Mendes pour enfin entrer dans la cuadrilla d’Enrique Ponce. Il y restait pendant deux décades avant de passer deux saisons dans celle de Daniel Luque (2010 et 2011) pour revenir avec son maître dont il est désormais le peón de confiance.

Enrique Ponce dit de son ami Mariano de la Viña : « Il a toujours été un banderillero très poderoso c’est-à-dire dont la qualité principale est la connaissance et la maîtrise de la lidia. Depuis tout jeune on voyait qu’il «pouvait» avec les toros et qu’il avait une belle et personnelle façon de planter les banderilles. Avec la cape, il est celui qui peut, à la fois châtier le toro difficile et «caresser» le toro peu vif. Nous avons vécu de nombreuses années et l’avoir à mes cêtés est une garantie que les choses vont se faire comme il faut »              

                                

Mariano de la Viña est donc un vétéran – plus de trente ans de carrière – et qui reste le dernier d’une cuadrilla fameuse (*) qui a accompagné Enrique Ponce depuis ses débuts. Il a à son actif 2400 corridas de toros et près de 3000 spectacles taurins entre corridas formelles, novilladas et festivals. C’est dire l’expérience accumulée par ce torero qui était honoré par sa ville et invité à prononcer le discours – pregón – d’ouverture de la Feria de Albacete de 2018.

(*) Cette cuadrilla était formée d’Antonio Saavedra et Manuel Quinta, picadors retirés et des banderilleros Antonio Tejero aujourd’hui apoderado de David Mora, Mariano de la Viña et Jean-Maris Bourret, Français de Nîmes.

 

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