MADRID 01/06/2012 CUADRI Corrida de Toros.

Devant plus de trois quart d’arène la Plaza de toros de Las Ventas a vu se lidier une Corrida de Toros exigeante, mais aussi de celles qui offrent contre un prix,  dont chacun évalue la validité, la possibilité d’un succès retentissant.  Corrida lourde, de volume,  imposante qui a cependant gardé de la mobilité et n’a pas accusé de faiblesse.  La caste fait fonctionner la masse et les bouches sont restées fermées loin dans le combat.  Au cheval les Cuadri ont combattus mais pas avec classe.  Souvent la tête haute et par à coups. Très éloignés de ce que combattent les figuras, ces toros offraient des charges par le bas et longues autant que des coladas ou des derrotes par le haut en sortie de muletazo.  Le pari eut été de décider qu’ils allaient passer coute que coute et quel qu’en soit le prix.  Et cette décision aucun des toreros ne l’a prise ce jour pas plus que les figuras qui ne se pressent pas pour toréer les Cuadri.  Quant au public de Madrid il a clairement pris parti pour les Cuadri et a insisté pour que salue le mayoral à la fin de la Corrida.

RAFAELILLO a combattu trois Cuadri, un pour CASTAÑO, le quinto sorti en sixième après changement de tour.  Le premier est pensif et vient au pas à la sortie.  Il jette les pattes dans le capote.  Il soulève le cheval par l’avant et s’emploi, puis pousse sous la seconde pique et à la troisième il s’emploi par à coups avec la tête à mi hauteur.  Il aura été fortement piqué et saigne beaucoup.  Il n’humilie pas en banderilles.  La faena est brindée au public.  Malgré ce brindis indicatif de ce qu’il avait vu quelque chose de positif, RAFAELILLO ne prends pas la meure du bicho.  Au début les toques sont trop appuyés et déplacent exagérément le toro.  Puis le toro reste court sans que le torero ne trouve la colocacion adéquate pour générer la répétition.  Le bicho garde la tête haute en sortie dans les quelques muletazos donnés essentiellement à droite, et idem dans la seule série à gauche en fin de faena.  Profilé en dehors des cornes, deux pinchazos et ¾ atravesada. Aviso.  Palmas al toro et quelques sifflets pour RAFAELILLO.   En deuxième lieu le torero est confronté à  un Cuadri qui sort en piste avec la démarche d’un éléphant.  Peu de classe du toro dans le capote et peu d’envie du torero.  Pas vraiment brave au cheval, se battant par à coups,  Dans la muleta il semble rester très court et RAFAELILLO n’insiste pas.  Il chasse les mouches et pinche trois fois avant ½ épée habile et 2 descabellos.  Sifflets pour le toro et quelques sifflets au Torero.  Enfin RAFAELILLO doit estoquer le second de CASTAÑO qui est lidié en dernier.  Celui-ci effectue une sortie en piste comme un train et manque sauter la barrière par inertie.  RAFAELILLO profite de cette sortie pour donner une largua cambiada de rodillas.  La vivacité du bicho se réduit rapidement dans le capote.  Peu piqué, l’animal garde la tête à mi hauteur dans les capotes et en banderilles. Alors que RAFAELILLO perd des pas entre les passes le bicho tarde à répéter.  La faena est surtout de une en une avec la sensation que le bicho prends le dessus.  ¾ d”épée caida.  Palmas au toro et silence pour le torero.

Javier CASTAÑO a eu l’échappée belle.  Son premier Cuadri est rebrincado dans le capote.  Comme il en a pris l’habitude, CASTAÑO soigne la mise en suerte au cheval.  Le bicho combat la tête haute en deux rencontres.  Alors que le Maestro donne des consignes à sa cuadrilla, il perd de vue la tête du toro et se fait donner un voltereton retombant sur la tête et prenant au passage du toro un coup de patte sur la tête.  Le choc est violent.  Pendant qu’il essaye de se récupérer, David Adalid en banderilles et Marco Galan au capote se distinguent.  CASTAÑO malgré un état visiblement fébrile, reste en piste.  A droite CASTAÑO a du mal à trouver le rythme mais fini par lier une série courte de trois et pecho.  A gauche, le toro va loin dans la première série courte.  Puis il semble que pour continuer à le mener CASTAÑO ait besoin de faire en sorte que l’embroque soit à la hauteur du corps ou en arrière.  Sans la Voltereta les choses auraient pu se passer autrement.  Trois pinchazos et une entière en arrière.  Trois descabellos.  Quelques applaudissements au toro et palmas pour CASTAÑO.  Il passera à l’infirmerie après le tiers de varas du toro suivant et sera ensuite transféré en Clinique.

Celui qui pourra avoir le plus de regrets est Luis BOLIVAR.  Il a touché le lot le plus léger.  Son premier est presque bonito en comparaison avec le reste de la corrida.  Il se déplace avec alegria mais jette les pattes dans le capote et tire un derrote en sortie.  Le bicho s’emploie peu au cheval mais est bien et peu piqué à la deuxième rencontre, bien cité et bien cogido.  Brindis au public.  Dès la première série par le bas, genoux pliés  le toro se colle à la troisième passe.  Ce défaut le toro le gardera toute la faena.  Mais il se déplace et transmet beaucoup. C’est un toro pour triompher mais avec un risque élevé en échange.  BOLIVAR toréé al hilo et accéléré.  Il aguante les coladas mais ne domine pas la charge.  S’il avait voulu ou pu le faire, le triomphe aurait été retentissant.  En l’occurrence le public a pris partie pour le toroPinchazo avant entière desprendida. Palmas pour le toro et pitos pour le torero.  Son deuxième est magnifiquement présenté.  Il est tardo et ne s’emploi pas au capote, ni au cheval où il derrote pour enlever la pique et garde la tête haute dans les deux rencontres.  Il se réveille en banderilles et se met à galoper.  Le bicho se déplace comme un train dans les premiers muletazos.  Les passes sont accélérées c’est une bagarre que BOLIVAR a du mal à tempérer.  A gauche il se fait toucher la muleta et l’embestida est décomposée.  BOLIVAR ne trouve pas la solution.  ¾ d’épée en avant déclenche une hémorragie.  Palmas au toro et sifflets pour BOLIVAR.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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