Madrid 01/06/2015 Petardo de Partido de Resina et six silences.

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imageLes Partidos de Resina sont loin des meilleurs jours des Pablo Romero. Le chemin qui reste à parcourir semble immense. Les cinq premiers ont eu tendance à garder la tête haute et à se désintéresser du combat, regardant ailleurs. Les bichos du jours ne souffraient pas d’excès de poids pouvant expliquer leur mauvaise performance. Au contraire certains des exemplaires étaient en dessous des critères de Madrid. Quant aux toreros, difficile de les juger en de telles circonstances.

Le premier Partido de Resina, plus novillo que toro, charge avec alegria et sort de chaque capotazo avec un coup de tête vers le haut. Il anticipe l’attaque au cheval à hauteur du tendido 1 et ne s’emploie que partiellement. La seconde pique est une entrée et sortie. Il passe dans les capes avec le plus grand désintérêt, regardant toujours la cible la plus lointaine. Les premières charges à la muleta, bien que vives, sont irrégulières. Gallo essaye de faire les choses bien à droite sans que les séries n’aient de rythme ou de mando. Peu à peu le toro se dégonfle et accentue sa tendance à garder la tête haute en sortie de muletazo. Le passage à gauche est du même acabit. Le toro finit par rajarse complètement. Quelques naturelles sur le passage pour terminer. Entière caida. Avis. Descabello. Silence.
Le second de Gallo cherche la sortie avec insistance et reste inédit à la cape. Il s’emploie sans classe sous deux varas médiocres. Quite de Ritter par chicuelinas et double revolera. Gallo est ferme dans les premiers muletazos par le haut en gagnant du terrain. La série suivante est donnée par le bas en essayant de s’enrouler. Le bicho résiste et reste sur les extérieurs. Rapidement il abandonne et va aux planches. Gallo insiste et n’en tire qu’un susto. 3/4 d’épée delantera et desprendida. Silence.

Le second Partido de Resina, plus léger, a toutefois plus de trapio que le premier, sans pour autant être de Madrid. Sa nonchalance incite Ritter à écouter son capoteo. Le toro va deux fois au cheval, la seconde de loin. Il est piqué en arrière alors qu’il s’emploie. Brindis personnel. Au centre Ritter cite pour des derechazos brouillons aux torts partagés. Dès que le torero veut prolonger la charge vers l’intérieur le toro freine et se redresse. Ritter insiste et obtient des olés de sympathie. À gauche il torée avec le même sérieux et le bicho exprime le même désintérêt. Encore deux séries sur les deux cornes, le torero étant supérieur au cornu qui se balade tête en l’air. Bon final par manoletinas. Deux tentatives au recibir la première résultant en pinchazo et la seconde entière contraire sortant sur le flanc. D’autres pinchazos alors que sonne l’avis, puis bajonazo. Silence.
À ce stade on ne peut être que convaincu que le quinto sera malo. Il est très large de pointe à pointe et montre des signes de faiblesse dans la tentative de toreo de cape. Il va au cheval de réserve pour un premier picotazo. Il retournera deux fois pour diverses rations prises sans classe dans le terrain habituel. Brindis au public. Le début de faena est soso. Le toro s’escrime avec la muleta, passe à moitié et regarde au loin en sortie. Ritter poursuit sur les deux cornes dans les mêmes conditions et sous les protestations du public. 3/4 de lame basse et atravesada. Silence.

Le troisième toro est typique du Pablo Romero quand au trapio. Il se retourne court dans la cape de Cerro qui le mène au centre à reculons. Il attaque le cheval de réserve, pousse et donne de la tête. La seconde pique dans la contre querencia est bien moins engagée. Le Partido a tendance à gazapear. Le galop en banderilles est vif. Brindis personnel. Début de faena aux tablas du 7 vers le centre. Les derechazos sont sans relief en se replaçant entre les passes car le toro se retourne d’abord trop et ensuite pas assez laissant le torero descolocado. A gauche le Partido prends le dessus puis continue sur l’autre corne dans une danse incontrôlée. Bajonazo. Silence.
Le dernier Partido est haut, cornicorto, zancudo, rabicorto sans trapio, laid en somme. C’est celui qui embiste le mieux de la corrida dans la cape hésitante de Cerro. Il est manso au cheval, sortant seul et rapidement des deux premières rencontres. Il est ensuite châtié alors qu’il pousse sous une troisième vara. Le président insiste pour un quatrième passage qui se fait au pas de course. Les charges du toro sont les plus fixes du jour dans les premiers muletazos. Cerro en profite à droite plus sur le passage qu’en toréant. Peu à peu la charge se décompose. À gauche les embestidas sont deslucidas et le torero sans idée. Quelques trapazos de plus terminent la faena. Demie épée défectueuse. Avis. Divers pinchazos. Deux descabellos. Silencio.

Il y a eu aujourd’hui une des plus mauvaises entrées de la San Isidro avec 2/3 d’Arènes.

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