MADRID 02/10/2015 UNE ET UNE POUR UNE PUERTA GRANDE DE LOPEZ SIMON

imageArènes presque pleines pour voir une affiche des plus prometteuses. Les Puertos présentés en dessous du niveau de Madrid ont manqué de tout ce qui fait un toro de combat. Urdiales a été en dehors du coup, dérouté par la médiocrité du ganado alors que Simon l’a toréé comme s’il était bon en mettant son intégrité en jeux. Le public a été sensible à cet engagement et l’a récompensé de deux oreilles séparées récompensant l’attitude plus que le résultat artistique composé de moments intenses mais isolés. Simon ouvre pour la troisième fois cette saison la Puerta Grande de Madrid ce que n’a jamais pu faire Urdiales.

Le premier Puerto est un toro gordo, peu armé, au déplacement lourd. Urdiales l’embarque avec les vuelos dans des véroniques suaves, rythmées et dominatrices, le toro allant a menos. Ce dernier s’active de manière irrégulière sous une carioca. Quite imparfait par delantales d’Urdiales. La seconde pique est un simulacre. Chicuelinas brusques de Simon. Le toro bouche ouverte montre des signes peu prometteurs en banderilles, prenant les capes une fois oui une fois non. Urdiales débute la faena le long des planches par mélange de passes par le haut et par le bas. Le toro se retourne une fois sur deux vers le centre. Les derechazos sont accrochés et courts comme la charge. L’embestida à contre temps rend difficile le trasteo et le public s’impatiente. L’animal finit par abandonner le combat. Deux pinchazos et trois quart de lame. Sifflets au manque de caste du Puerto et silence pour Urdiales.

Le second Puerto de la Corrida fait une sortie d’incrédule. Il est tout sauf de Madrid. Il ne montre pas de propension au combat évitant autant qu’il le peut les capes. Sa fébrilité est évidente pendant le tiers de varas qui est conspué par les puristes. L’émotion est au niveau 0 sur l’échelle de Las Ventas. Le tanteo le confirme. Le toro se met à reculer dès la fin de la première série. Simon s’engage en toreo pur et se fait applaudir puis prendre. Malgré une blessure il poursuit avec un engagement total sur les deux cornes. Le vent interrompt les manoletinas. Diminué Simon pinche avant entière en s’engageant. Oreille pour l’émotion avec une prestation toute à l’initiative du torero qui se retire à l’infirmerie avant de revenir chercher son trophée et repartir.

Le troisième Puerto comme ses congénères manque d’entrain et d’agressivité dans la cape inédite d’Urdiales. Il s’emploie sous une carioca et manque de fixité. Urdiales le mène avec détermination pour la seconde vara. A ce stade le toro se décompose, n’humilie plus et se déplace par à coups. Les premiers muletazos par le bas l’obligent et le châtient. Le vent souffle alors qu’Urdiales torée à droite dans son style épuré. À gauche le travail est laborieux et incertain. De retour à droite le Torero tente à nouveau, mais sans réussite, de rééditer les droitières du début. Entière engagée. Sifflets au toro. Palmas, salut et division d’opinions.

Simon à l’infirmerie Urdiales reçoit le quinto en quatrième place. Celui ci est abanto et de peu de trapio. Ses charges sont désintéressées et erratiques. Il s’affale contre le cheval. Mouchoir vert. Sort alors un sobrero de Valdefresno bajo, aleonado, cornalon. Il saute pattes en avant et trébuche dans la cape. Une pique au cheval de réserve et une en terrains conventionnels les deux portées en arrière et prises sans classe. Les premiers muletazos sont indicatif du peu de classe du toro. Urdiales fait l’effort en vain. Entière atravesada, habile à bout de bras. Sifflets au toro. A cet instant Lopez Simon revient en traversant le ruedo avec “protagonismo” au moment où le public aurait du exprimer son avis à Urdiales. Ceci est la faute du jour du jeune torero.

Alors le public fait saluer Simon avant la sortie du cuarto passant en cinquième position. Ce bicho est terciado et protesté car indigne de la première plaza au monde ( ou l’est-elle?). Suit une capea car Simon laisse à Domingo Siro la brega et que le bicho est correton. Deux cariocas prises en manso. Quite d’Urdiales par chicuelinas dans lesquelles le Puerto passe sans intérêt. Le tanteo n’augure rien de bien. L’entrega et la sincérité des derechazos animent les tendidos. La seconde série est un hymne à la simplicité et à la pureté Simon s’imposant au manso qui ensuite refuse de poursuivre. Simon accepte la bagarre a menos dans les terrains des torils. Un recibir dans ces terrains terrasse le bicho. Oreille avec pétition excessive de la seconde.

La corrida se termine par la sortie d’un Bailador du Puerto pour le triomphant Lopez Simon. Il est le mieux présenté du lot. Diminué physiquement Simon est baladé par les embestidas du toro qui est piqué avec mesure. Double brindis, personnel et au public. Le toro se rompt la patte droite avant le premier muletazo. Mise à mort laborieuse. Sortie par la grande porte aux cris de Torero Torero.

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