BILBAO 25/08/2015 OREILLE POUR CID ET GARRIDO ET VUELTA A UN JANDILLA.

Le lot de Jandilla n’avait que trois exemplaires dignes de la réputation de Bilbao ( le 1, 4 et le 6). Nobles et faibles dans l’ensemble ils sont allés a menos. Le quatrième fut un véritable carreton sur des rails, sans une once de malice. Ceci ne fait pas un toro de vuelta a mon sens même s’il faut reconnaitre que le public fut unanime à fêter la vuelta qu’il n’avait pas demandée. À noter l’attitude sérieuse de Garrido durant toute la course.

PadillaPadilla reçoit le premier Jandilla a mas par véroniques et larga de cartel. Le toro est musclé et bien armé. Les traditionnelles piques en arrière rendent le bicho aplomado. Le quite au ralenti et sans relief du Cid en est le témoin. Le show Padilla en banderilles fait son effet sur le public. La faena débute à genoux en tablas aguantant les retours croisés à droite sans broncher. Padilla temple et guide l’embestida droitière molle et à mi hauteur du Jandilla, dans des trajectoires de fuera por dentro. À gauche la charge moins docile est maitrisée par Padilla. L’ensemble sans relief est agrémenté d’un pseudo arrimon qui chauffe les gradins. Entière desprendida, tendida, et cruzada’. Deux descabellos. Palmas au toro. Salut au tiers.
PadillaLe quatrième Jandilla fait illusion parce que cornalon. Le trapio est absent. La cape virevolte sans intention. Piques en arrière et mesurées. Quite par faroles, chicuelina et revolera. Show de Padilla en banderillas et brindis au Public. À genoux Padilla torée en redondo et enflamme les tendidos. Le toro est un carreton dont profite Padilla sur les deux cornes dans un toreo facile et précautionneux y compris dans les redondos et circulares de adorno. Metisaca dans le flanc et entière basse. Avis. Vuelta al ruedo au toro. Vuelta protestée de Padilla.

Le second Jandilla est terciado , sans le trapio de Bilbao. Inédit à la cape le toro exhibe sa fébrilité pendant le tiers de pique. Garrido donne un quite par chicuelinas personelles, bousculé dans le remate. El Cid entame la faena par tanteo et poursuit avec des muletazos approximatifs face à un adversaire affaibli qui sautille sans pouvoir s’employer. À gauche le Cid est mis en déroute. Entière desprendida. Pitos au toro et salut du Cid.
Le quinto est de belle présentation. El Cid dessine de belles véroniques avec une demie le corps relâché. Le Domecq s’endort sous le peto puis est épargné sur ordre. Quite varié et assuré de Garrido. Brindis au public. Les premières charges du toro sont émouvantes. Cid torée à droite relâché, au centre, en baissant la main. Le toro est noble et fixe. Le bicho va très légèrement a menos dans chaque série, sur les deux cornes. Il va a menos également sur l’ensemble de la faena qui baisse de ton, accompagnée cependant de la musique. Entière tendida. Avis. Oreille. Palmas au toro.

Garrido est accueilli par une ovation et salut en souvenir de son seul contre six de l’an dernier. Son premier est très anovillado et corniapretado. Faible il ne supporte pas le toreo de cape. Mal et peu piqué le bicho passe l’épreuve des piques. Brindis au public. Le long des planches Garrido débute par farol et toreo droitier électrique terminé par une trinchera. Deux autres séries droitières sont inégales , une bonne et la suivante désordonnée. À gauche le toreo est ferme mais parallèle alors que joue la musique. La suite est brouillonne mais les bousculades animent les tendidos tout comme les manoletinas finales. Entière desprendida d’effet presque immédiat. Palmas au toro et oreille.
GarridoLes festivités se terminent avec un Jandilla jabonero massif. Garrido le torée à la cape avec assurance et abandon dans un long capoteo. Bien piqué le bicho pousse brièvement, tout en ayant gratté le sol avant et entre les deux piques. Brindis TV. Au centre Garrido cite pour des statuaires sans bouger, rematés par le bas et pecho. Le toreo droitier est épuré sans infléchir la trajectoire. Le toro se dégonfle rapidement et raccourci notablement sa charge à droite. A gauche il devient tardo puis parado. Garrido insiste pour se justifier. Entière basse en se jetant sur le garrot. Sifflets au toro. Silence. René Philippe Arneodau.

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