MADRID 03/10/2014. Pétard de Cuvillo et sérieux de la terna.

Esthétiquement les Cuvillos étaient impressionnants, hauts, lourds, très armés, mais aussi hors du type de la maison, plutôt avec l’apparence des El Pilar. Ont-ils été mansos et faibles à cause de cela, incapables de combattre, ou bien y avait-il une autre explication médicale ? Au final dix toros ont été lidiés ce jour sans succès artistique.

Le premier n’arrive pas à s’employer dans la cape de Finito de Cordoba. Avant même le tiers de pique il présente des signes d’invalidité qui se confirment sous le fer. Protestations. Il est brusque dans la muleta et trébuche. Finito essaye de dessiner une faena en gérant le calamocheo, la tête à mi hauteur, ainsi qu’une certaine apreté. La tâche n’est pas aisée et il faut reconnaitre que Finito est digne et ferme sur les deux cornes. Demie épée caida et atravesada à bout de bras. Divers descabellos. Silence.

Le second de Finito est distrait. Il l’entreprend avec décision à la cape puis un extraño met fin à ses velléités. Le toro s’emploie sous le fer porté en arrière. La seconde pique est dans le flanc et le toro s’éteint. Lorsque Finito s’avance avec la muleta les corottes sont cuites. Le Cuvillo s’affale et le public perd tout intérêt. Finito est méthodique, appliqué et il arrive à donner quelques derechazos très personnels. Entière à la Curro Romero. Silence.

Fandiño passe son premier en véroniques suaves sans profondeur. L’animal est faiblard. Mouchoir vert. Le sobrero de Juan Pedro Domecq castaño est lui aussi fuera de tipo et ouvert de cornes. Il ne s’engage pas dans la cape de Fandiño et préfère s’éloigner ou venir à contre temps. Plutôt bien et peu piqué par Manuel José Bernal. Quite de Luque par chicuelinas compa ouvert et remate par larga en forme de cambio de mano. Brindis au public. Dans le tanteo le toro montre une tendance por dentro. Fandiño baisse la main à droite et lie avec un placement parfait contrairement aux critiques vociférées par quelques aigris. Parce que le bicho va a menos l’intensité est moindre. A gauche le sérieux de Fandiño porte sur le public. Il termine en toréant vers les planches. Entière de coté portée un peu à la Juli. Palmas et salut avec protestations.

Le quinto faiblit dès les premiers capotazos et le public proteste. Mouchoir vert. Il est remplacé par un Fermin Bohorquez qui soulève les protestations parce que cornicorto et parce qu’il roule par terre dans un capotazo. Il supporte mal le tiers de pique. La bronca est énorme. Mouchoir vert. Le troisième sobrero du jour est de El Torero et pèse 517 kg. Il est bajo, cornalon, capacho et avance tête basse. Le capoteo de Fandiño est laborieux. Le bicho pousse tête haute sous une pique en arrière et de coté. Il est aussi mal piqué à la seconde rencontre. L’ovacion de la tarde est pour Miguel Martin qui brille en banderilles. Au centre Fandiño cite de loin pour un début de faena à droite et en ligne. Dès la seconde série il se centre et s’impose aux charges vives du bicho. Les séries sont courtes et profondes. La troisième série va a menos. A gauche les tandas sont plus laborieuses mais données avec tout autant de sérieux. Le retour à droite est clairement en dessous. Bernardinas avant entière caida. Palmas au Toro et silence.

Le premier de Luque a beaucoup de mal à s’engager dans les véroniques que lui sert Luque. L’animal accuse l’effort de la pique avec peu de forces. Le quite par véroniques de Luque comporte quelques lances d’une grande lenteur en se mettant au rythme ralenti du Cuvillo. Brindis au public. La faena débute coté soleil, par estatuarios et remates par le bas en trincherilla et desprecio. Les séries droitières sont courtes ou entrecoupées par l’immobilité du toro. Luque insiste à gauche malgré quelques protestations. Entière baja. Silencio.

Le dernier Cuvillo est plus léger et cornalon. Il trébuche dès les premiers capotazos. Mouchoir vert. Le sobrero d’El Risco pèse 564 kg. C’est un toro haut, lavado de cara, brocho de peu de prestance. Il est manso et le montre. Luque le torée avec efficacité à la cape. Les piques se déroulent à l’image du caractère du toro. De nouveau du coté sol Luque envoi rouler le Risco dans le premier muletazo. Le bicho ne veut pas vraiment embestir et Luque le force. Il en ressort quelques muletazos esthétiques isolés sur les deux cornes. 3/4 de lame en bonne place. Descabello. Silence.

Le public qui remplissait les tendidos aux 3/4 sort excédé de Las Ventas. René Philippe Arneodau.

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