SEVILLE 23/04/2012 Corrida de Daniel RUIZ mal présentée et vide de tout.

On ne peut que penser que les représentants d’un ou plusieurs des toreros de ce jour se sont évertués, après avoir sélectionné la ganaderia, de choisir chacun des toros enchiquerados ce jour.  Le résultat est là.  Le néant.  Toritos terciados, flacos, sans culata, anovillados ou même avacado le dernier.  Deux Daniel Ruiz ont été renvoyés aux corrales le 1 et le 3  remplacés respectivement par un PARLADE et un MONTEALTO.  Les arènes étaient remplies au ¾, il faisait soleil et un léger vent.

Avec son premier bis de PARLADE, montado mais juste de trapio, CASTELLA reste inédit au capote.  Le toro s’emploi à la première rencontre en se défendant de la tête, particulièrement avec le piton gauche.  Il montre des signes de faiblesse et hésite à retourner au cheval.  Lorsqu’il y retourne il en ressort seul rapidement.  La faena est courte.  Castella torée sans obliger le Parladé, sans le brusquer, mais cela n’empêche pas le toro de raccourcir sa charge et de toucher à plusieurs reprises la muleta. La tentative sur la corne gauche est pathétique et le public proteste.  Pinchazo puis ¾ d’épée  légèrement atravesada.  Son second, à peine mieux présenté, met les cornes dans le sable lorsque CASTELLA tente de le passer au capote.  Il n’est pas piqué, seulement envoyé deux fois contre le peto.  Une partie du public proteste devant les signes de faiblesse du quadrupède. CASTELLA hésite un instant le long des planches puis va au centre brinder au public.  Certains protestent.  Vu les conditions du toro, CASTELLA reste al hilo et torée en ligne.  Le RUIZ va et vient.  La musique démarre au moment où il apparait évident que tout va a menos. CASTELLA fait mine d’aguanter le torito mourant.  Pinchazo et ¾ d’espada desprendida.  Saludo al tercio avec protestas.

Alors que le torilero est en cours d’ouverture de la porte des angoisses, CAYETANO se réveille et lui demande, à grands signes, d’attendre qu’il s’étire les jambes et ensuite il se met en marche pour aller à porta gayola.  La larga cambiada de rodillas et les véroniques qui suivent sont réussies et déclenchent l’ovation.  Le torito n’est pas piqué en deux rencontres.  Luque interrompt un quite lorsque le RUIZ met les cornes dans le sable.  La faena est réalisée en six séries insipides, sans terminer les passes, et finit à menos, ainsi que le public.  Epée entière en arrière, desprendida, tendida.   Légers applaudissements et salut au tiers.  Le second de CAYETANO est court, bas et léger du train arrière. Il va et vient dans le capote sans provoquer d’émotion.  Il n’est pas piqué en deux rencontres.  Début de faena assis sur l’estribo suivi de deux de pieds, trincherazo et pecho le tout en ligne droite.   Durant cette faena peu toréée, le bicho a un pic d’énergie dans la troisième série donnant un soupçon d’émotion.  Puis tout repart a menos au point de voir le bicho se lasser. Deux pinchazos, aviso et entière en lo alto.

Le premier bis de LUQUE est sans trapio, flaco, anovillado. Il est piqué, plutôt fortement, en deux rencontres prises sans classe.  Le torito s’éteint en quatre séries.  Entière en arrière et basse.  Protestations.  Le dernier de l”après midi est laid, haut sur patte, sans trapio, avacado. Il n’est pas piqué.  Brindis au public pour un résultat plus que discret. Torée en ligne, muleta touchée, rompant à l’occasion, sans réaction du public.  Même LUQUE semble ne pas savoir quoi faire dans la dernière série à gauche.  ½ épée basse et atravesada.  Silence.

Les trois toreros furent applaudis à la sortie par un public pressé d’aller au pescadito frito de la première soirée de Féria.  Alors que le troisième millénaire débute comme celui de la 3D, les corridas de Séville confirment qu’elles sont sans relief.  Vivement un TORO de LIDIA.   Et je confirme que la course de ce jour n’était pas une novillada non piquée mais bien une corrida de toros.

A propos Niño de San Rafael

Niño de San Rafael (Apodo de René Philippe Arneodau) est aficionado practico fréjussien avec une expérience tauromachique qui débute en 1970, allant de chroniqueur à apoderado, cultivant exigence et précision dans ses avis et ses opinions. Passionné de tauromachie depuis le plus jeune âge, il a trouvé dans la pratique du toreo le chemin de la compréhension de la technique et de l'art de torear, et développé une admiration et un respect pour ceux qui y excellent.
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